Côte d’Ivoire: Le Président Bédié, un grand homme politique incompris ou un véritable problème de communication ?

Les actes que le président du parti démocratique de Côte d’Ivoire pose sur la scène politique, sont très souvent incompris, ce qui lui attire souvent des désaveux de ses militants et de la majorité du peuple de ce pays.

On fera le décryptage de certains d’entre eux majeurs, qui ont pesé sur le terrain politique, par des réactions à chaud, trop souvent épidermiques, qui lui attirent parfois des inimitiés, même si plus tard et avec beaucoup de recul, on se rend compte de la pertinence et la justesse de ses prises de position.

Le président Bédié, ne serait-il pas un grand cerveau politique de sa génération, donc un cran au-dessus des autres, mais, par son manque de communication, n’est-il pas à la base de sa pédagogie incomprise, et pourtant, au final, l’histoire lui donne totalement raison?

Pourquoi le président Bédié doit-il changer de stratégie de communication, s’il veut être en phase avec ses militants et son peuple , qui pourtant l’aime, mais n’arrive pas à bien lui rendre pour cause d’incompréhension dans ses anticipations pour prévenir les choses bien avant que le pire n’arrive?

Nous allons commencer de manière non exhaustive par ordre chronologique, énumérer les plus célèbres  de ses actes, des dernières décennies.

1/ L’ivoirité pourtant, une belle trouvaille, un concept qui consiste à être ivoirien, avant de parler de son ethnie voire de sa communauté, comme cela se fait dans les grand pays démocratiques comme La France, l’Angleterre, l’Allemagne, l’Amérique etc.

Par manque de communication autour de ce concept , qui pourtant devrait cristalliser les ivoiriens dans une unité sans faille pour créer la nation et La patrie de La vraie fraternité, certaines personnes malveillantes, s’en sont saisis et ils l’ont galvaudé pour en faire un monstre pour détruire ce beau pays, dans leurs ambitions démesurées et parano avec La complicité des pays voisins jaloux parce que ça les arrange bien, puisqu’ils taxent d’ivoiritaire, tout ivoirien qui revendique sa fierté d’être un digne ivoirien avant d’appartenir à un groupe ethnique, alors que cela nous aurait évité les Politiques de rattrapage ethnique, puisqu’en principe ça nous aurait évité de catégoriser les ivoiriens, dont certains seraient des ivoiriens de seconde zone.

2/ L’histoire de l’appel de Daoukro, est une vision préventive, qui a épargné et éviter une guerre civile, à en croire ceux qui ont ramené en Côte d’Ivoire des hommes en armes et non des militaires républicains, pour défendre un régime et qui sèment la désolation à travers leurs mutineries à répétitions qui traumatisent le peuple. Au regard de ces mutineries à tout va et Les microbes qui sèment la désolation et Le désespoir d’une réconciliation escomptée par un peuple sonné depuis 1999, on peut encore affirmer La clairvoyance de cette appel que nous avons combattu avec La dernière énergie.

Cependant, il n’en demeure pas moins, La colère de la base sans aucune explication du bien fondé de cet appel est légitime au regard de la résolution du 12ème congrès souverain.

3/ La position et la déclaration dernière du parti depuis Paris, après le limogeage et la suspension de deux des cadres du premier plan du vieux parti, parmi les militants de base, il y’en a  qui la voulait vigoureuse voire un affrontement pour en découdre avec l’allié trouvé perfide, d’autres l’ont trouvé laconique. Mais une fois encore c’est une politique de finesse et de très haut niveau de la haute direction pour éviter l’implosion de notre glorieux parti, comme si nous étions dans un jeu d’échec.

Le président et son équipe ont joué finement la cohésion, en appelant tous à la démission serait un suicide irréversible, comme ce fut la sortie du RDR des entrailles du vieux parti, avec la Politique des cadres politicards de ventre en mission à cet effet. Bref.

4/ L’autre corollaire, c’est le rapprochement du PAN et du Président, cela pose et soulève beaucoup d’interrogations, aussi bien chez les militants de base que des alliés, qui accélère les erreurs à ne plus en finir parce que gagné par la frilosité, la panique qui ne dit pas son nom, de la quête du PDCI d’être le candidat de l’alliance pour 2020.

Maintenant, nous commençons à nous habituer des visions et position du Président. Ce qui est sûr, il ne fera rien de mal contre le parti et le pays, on sait que l’issue de leurs rencontres ne sera que positive et profitable au pays tout entier la géopolitique étant une dès vertu de gouvernance du vieux parti.

En conclusion le mal dont le vieux parti et son président souffrent, c’est une structure de communication digne de ce nom, à la hauteur du vieux et à la dimension de son président. Le PDCI pèche par sa communication depuis toujours. Le président et le parti peuvent avoir un ou une attaché(e) de presse et se payer une agence de renom digne, à la hauteur des ambitions du vieux parti pour mieux se préparer pour 2020.

Car La victoire n’est possible que si nous avons un Jacques Segela où L’équivalent, ce n’est pas de la rigolade car c’est le maillon fort en politique, donc le succès en dépend et la victoire aussi.

Il faut que le PDCI revoie sa copie en matière de communication avant d’envisager la victoire pour 2020.

Vive le PDCI RDA pour que vive La Côte d’Ivoire.

Nestor KOFFI 
Membre du bureau politique.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.