Côte d’Ivoire: Réaction de Damana Pickass depuis son lieu d’exil, après la déclaration de Guillaume Soro

De retour au pays jeudi après plusieurs jours en occident, Guillaume Soro a annoncé qu’il irait demander pardon à Gbagbo Laurent détenu depuis six ans à la Cour pénale Internationale (CPI).

Un revirement de de l’actuel président de l’Assemblée Nationale qui justifiait en 2012 le transfert de l’ex chef d’Etat à la Haye sur les antennes de la RTI, par fait le fait que cette action a été suscitée par le fait que ses « partisans aient refusé de prendre part aux élections législatives de décembre 2011. »

La réaction ne s’est pas fait entendre du côté des partisans de son farouche adversaire (2002-2011) , et c’est Damana Adia Pickass qui se signale depuis son lieu d’exil.

L’homme dont l’image a fait le tour du monde après avoir déchiré les feuilles comportant des résultats de l’élections présidentielle de 2010, rappelle que l’ex chef rebelle avait d’alors indiqué qu’il était en mission dont ne semble pas être l’interlocuteur approprié pour aborder la question de la réconciliation avec eux.

« Soro guillaume avait 29 ans et était toujours étudiant lors de la rébellion qui a attaqué la Côte d’Ivoire le 19 septembre 2002. Il a d’ailleurs reconnu qu’il n’était qu’en mission. Il faut le lui reconnaître. Sur ce coup-là exclusivement, Soro a dit la vérité. Les commanditaires de cette rébellion sont nos véritables bourreaux et vrais interlocuteurs pour une réconciliation crédible et sincère. Je ne crois pas que cet interlocuteur soit Soro Guillaume. Dès cet instant, quelle serait la portée d’une réconciliation avec Soro ? », interroge le président de la Coalition des Patriotes Ivoiriens en Exil (COPIE),avant de poursuivre .

« Nous ne voulons plus plaisanter, le folklore a assez duré dans ce pays. Nous voulons résoudre les problèmes de la Côte d’Ivoire à la racine afin que plus jamais, de tels actes ne se répètent dans notre histoire. Face aux questions devant aboutir à une réconciliation vraie et viable dans notre pays, Soro Guillaume ne m’apparaît pas être cet acteur ou cet interlocuteur primordial et approprié. Soro peut-il libérer les otages de la Haye ? Soro peut-il nous rendre notre liberté et notre souveraineté ? Soro est-il le propriétaire des avions qui nous ont bombardés ? Déjà que Soro ne peut même pas obtenir la libération de tous les prisonniers politiques qui sont tout proches de lui à la MACA. SORO peut donc participer à la réconciliation mais il ne peut pas être notre interlocuteur privilégié. Pour être plus clair et précis, une réconciliation en Côte d’Ivoire sans la France ou son mandataire serait une escroquerie morale et une perte du temps que nous n’avons pas. En définitive, la France doit être présente à cette table de réconciliation. Elle est une entité entière, elle fait partie de la belligérance et des problèmes à résoudre. Une vraie réconciliation passe par un dialogue franc avec la France », a conclu l’ex président des jeunes du Front Populaire Ivoirien (JFPI).

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