Équateur: le gouvernement reprend le contrôle de la prison de Guayaquil

Grâce à l’intervention massive de militaires et policiers, le gouvernement équatorien a provisoirement repris le contrôle de la plus grande prison du pays, dans la ville de Guayaquil, au sud-ouest de l’Équateur, après les violents affrontements de la semaine dernière.

Il aura fallu plus d’un millier de policiers et militaires lourdement armés pour rétablir l’autorité de l’État auprès des 8 500 détenus de la prison de Guayaquil, où la surpopulation carcérale est de 60%. Dans un premier temps, les forces de l’ordre sont restées à l’extérieur des pavillons où près de 70 détenus ont été massacrés, démembrés et décapités vendredi et samedi derniers lors d’affrontements qualifiés de « barbares » par le gouvernement. Les policiers et militaires ont repris les tours que les bandes rivales de trafiquants de drogue avaient monté sur les toits de la prison pour se surveiller les uns les autres.

Appuyés par des blindés légers, les militaires ont finalement pénétré dans les pavillons de la prison où ils n’ont pas rencontré de résistance malgré la présence massive d’armes blanches, de fusils, de pistolets et d’explosifs. Tous les gardes de la prison ont été suspendus, soupçonnés d’avoir toléré les trafics d’armes et de drogue, soit parce qu’ils ont accepté des pots-de-vin soit parce qu’eux-mêmes et leurs familles ont été menacés.

Cette nouvelle crise a en tout cas provoqué la démission des principales autorités militaires du pays ainsi que du responsable du système pénitencier, le colonel Bolivar Garzon, nommé il y a moins de deux mois après le massacre à l’époque de 120 prisonniers.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.