Guinée-Bissau: Embalo fait une mise au point.

La mise au point du président Umaro Embalo à sa sortie d’audience avec le président Mario Vaz.

Embalo en audience avec le président Mario Vaz

En effet, le nouveau président de la Guinée-Bissau, M. Umaro Embalo a été reçu en audience ce vendredi 7 février 2020 au palais de la présidence de la république, par M. Mario Vaz, le président sortant avant de s’envoler pour l’Ethiopie où les deux participeront au 33ème sommet de l’Union Africaine.

Il a tenu à mettre les choses au clair et rassurer ses compatriotes pour son investiture prévue pour le 27 février 20.

Se prononçant sur les turbulences et cacophonies sur sa victoire, il répond ceci : « le 27 février 20, je serai investi président de la république de la Guinée-Bissau. Je ne veux pas que ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire, se reproduise ici, en Guinée Bissau. Je suis élu par les bissau-guinéens et je dois me mettre à la tâche. La cour suprême et la cour constitutionnelle, doivent nous permettre d’aller de l’avant car nous avons accusé trop de retard. Une élection a été organisée et je suis proclamé vainqueur, au lieu de retarder mon investiture, les deux cours semblent hésitées à prendre leurs responsabilités, mais ce qui est sûr, le 27 février 2020, je serai investi dans mes fonctions. », nous dira-t-il.

« Sans tenir compte de la souffrance du peuple bissau-guinéen, certains pays veulent comploter parce qu’ils avaient soutenu mon frère Simoes », nous fait constater le président Embalo. C’est pourquoi, il met en garde ces pays qu’il connait sans les citer qui sont entrain de manipuler son frère Simoes, qu’il ne toléra jamais, une immixtion dans les affaires de son pays et si tels sont leurs vœux, ils le trouveront sur leur chemin.

« Mon pays ne peut rester en otage pendant longtemps »

On rappelle que M. Embalo est ancien capitaine de l’armée de son pays. Pour le président Embalo, son pays ne peut pas faire l’otage permanent, il faut que cela cesse, auquel cas quiconque tentera, le trouvera sur son chemin.

Il a discuté longuement avec le président en exercice de la CEDEAO et il s’entretiendra avec le Secrétaire Général de l’ONU, pour les prendre à témoins. Abordant le cas des étrangers résidents dans son pays, il les rassure tout en indiquant qu’il n’a pas été élu par ceux-là, mais qu’ils sont les bienvenus.

En ce qui concerne ses premières mesures, il soutient avoir tendu la main à tout le monde, même au camp des perdants pour qu’ensemble, ils bâtissent le pays qui a accusé un retard.

« Je suis un bâtisseur. Je serai investi et je voudrais que tous mes compatriotes, se mettent avec moi, pour amorcer, notre élan de développement. Le pays ne sera plus jamais, l’otage de quelques hommes. » poursuit le président Embalo qui démontre son amour pour sa patrie.

Il prévient l’armée d’être républicaine et ne plus se mêler aux désordres. S’agissant de la présence des députés à son investiture, son parti politique a 55 députés à l’assemblée nationale, alors, si le président et ses vice-présidents de cette institution qui sont invités, ne veulent pas assister à mon investiture, ce n’est pas grave, parce que leur candidat n’a pas été proclamé vainqueur, c’est à eux de voir, sinon, le 27 février 20, je serai investi président et je me mettrai au travail, mon peuple m’attend, poursuit-il.

Que celui qui n’est pas d’accord attende 5 ans pour compétir, conclue le président Embalo.

                                                                                 Joël ETTIEN

                        Directeur de publication : businessactuality.com

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