Mali / Réformes de Choguel Maïga: Plusieurs interrogations s’élèvent sur le futur organe unique de gestion des élections

Le Premier ministre Choguel Maïga a annoncé la création d’un organe unique pour le vote d’organisation, et depuis, des interrogations se font connaître au sein de la population malienne et des partis politiques.

Des interrogations sur la nouvelle décision du premier ministre Choguel Maïga

Il s’agissait de la première rencontre, jeudi à Bamako, entre le Premier ministre malien, Choguel Maïga, et l’ensemble de la classe politique malienne. Le sujet principal des discussions était les conditions d’organisation d’élections crédibles l’année prochaine, principalement les élections présidentielles et législatives, fin février 2022.

Lors de son discours, le Premier ministre Choguel Maïga, entouré d’experts, n’a pas hésité à faire connaître sa préférence : la création d’un organe unique pour organiser les futures élections au Mali. Une décision qui notamment n’a pas été unanime au sein des grands partis qui ont assisté à la conférence.

Pour certains, la création de cet organe unique prolongerait la durée de la Transition. « Nous ne pouvons pas accepter qu’ils profitent de la situation pour prolonger la Transition, nous ne sommes pas prêts à aller dans cette direction », martèle Amadou Diallo membre du Parti pour le développement économique et social (PDES).

Pour Alassane Aba du Codem (Convergence pour le développement du Mali), l’inquiétude est bien plus ailleurs. « Les militaires, de même qu’ils ont mis en place une CNT sans nous le demander en contrecarrant les partis politiques, peuvent aussi mettre en place un organe directeur unique sans demander l’avis des partis politiques et y mettre qui ils peuvent, peut-être être des colonels de base. au sommet et nous donner un résultat que nous ne pouvons même pas contester ».

Une décision pas encore unanime

Hormis ces craintes exprimées de part et d’autre, notifions que ce projet de mise en place d’un organe unique de gestion des élections est réclamé de longue date par de nombreux partis politiques maliens et par les organisations de la société civile. Car à ce jour, le Mali compte trois (3) structures indépendantes les unes des autres dans la gestion des élections.

Au Mali, c’est d’abord le ministère de l’Administration territoriale, qui organise matériellement le scrutin et proclame les résultats qui sont ensuite validés par la Cour constitutionnelle, la Délégation générale des élections, une structure autonome qui gère le fichier électoral, les cartes d’électeurs et le financement public des partis et la Commission électorale nationale indépendante, la Céni.

Dans une note du premier ministre Choguel Maïga, il serait souhaitable que les compétences du ministère de l’Administration territoriale, qui ne saurait, selon eux, être considéré comme « neutre », soient tout simplement transférées au nouvel organe indépendant: une sorte de nouvelle Céni aux pouvoirs élargis.

Quels seront les avis définitifs des uns et des autres ? Personne ne peut en ce moment se prononcer sur la création ou non du nouvel organe unique pour l’organisation des futures élections.

King 3A.N

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