Poème: L’ibiscus et mon regard

Ce matin, un matin sur le parcours de la vision

Mes pieds invitent mes bars dans un parcours

Le ciel lavait son visage et je recevais ses gouttes d’eau

Mon pluriel se chausse de son miroir pour bluffer

Devant toutes ces escalades de sublimes beautés

A chaque coin de la pose de mon regard, des jardins

Les femmes passent à côté d’un bonheur sans l’attirer vers leur souvenir

Nous sommes à Cocody, certaines rues sont tristes de leurs trous béants

Le réveil de mon regard, se cherche de la distraction

Quand soudain, un arbuste nous interpelle

Seul à côté de certaines qui se croient plus belles

L’ibiscus déballe ses onctueuses fleurs aux sourires apaisants

La largesse de son sourire, me fait sourire à mon tour

Je l’observe qui me drague

Les gens passent sans le contempler et je le vois seul, au coin de son jardin

Quelle beauté aux senteurs qui produisent cet arôme qui me fait penser

Jamais, une telle fleur ne m’a autant retenu, elles sont d’un rouge purificateur

Ce n’est pas cette rose passe-partout, mais elles gardent sa dignité dans sa prairie

L’ibiscus sourit et je l’admire

Notre complicité me fait prendre quelques minutes de retard

Le petit vent qui souffle sur sa dentition remarquable, me fait penser

Le poulpe jaunâtre qui entoure ses pétales, donnent de la poussière à mes yeux

Je l’admire et qui me sourit

Jamais autant de joie si matinale ne m’a envahi

L’ibiscus est là encore et heureusement, qu’il n’est pas connu

Sinon, se fleurs serviraient à témoigner de leurs sentiments d’amour

Je l’ai approché et au toucher, mon Dieu

Grâce et honneur, ont laissé sur mes doigts, la douceur d’un matin

Sur le chemin de ma vision.

                                          Joël ETTIEN

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.