Coopération France-Afrique: Il est trop tard, l’Afrique est pénétrée par les BRICS.

Ce que la France redoute déjà est à ses portes, la peur de voir les BRICS lutter contre son territoire colonial. Est-ce que le président Macron a vu vraiment les choses venir ou il les a minimisées? Son déplacement précipité en Afrique, est le signe patent que la France est en perte de vitesse dans ses anciennes colonies et comme, une jeune femme méprisée par son mari, l’Afrique francophone s’est retrouvée avec un nouvel amant qui lui montre sa valeur, dans le respect et de la bonne considération.

Dans ses rapports avec ses anciennes colonies, la France n’a pas joué franc jeu. Elle s’est servi des USA, pour créer plein d’entraves aux pays qui parlent sa langue en leur imposant, des banques dites mondiales et une fallacieuse communauté internationale qui n’agit que quand s’il s’agit de l’Afrique pour la contrôler. Ainsi, elle et son groupe, se servent de l’argent de ces colonies pour les maintenir encore en esclavage. On ne peut pas prêter de l’argent à des pays, en leur demandant ou imposant ce qu’ils doivent en faire et c’est le cas de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, le FMI.

Elles définissent au préalable ce qu’elles veulent pour écouler leurs devises. Tout ce que ces banques ont cru bien faire pour le développement de l’Afrique, ce sont leurs investissements qui n’avaient rien avoir avec le développement de cette partie de l’Afrique. On ne peut pas prendre l’argent des gens pour les renvoyer sous la forme d’aide au développement.

Les temps ont changé. Aujourd’hui, de nouvelles puissances égalitaires arrivent et savent les maux dont souffrent ces pays africains. Les BRICS, composés du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de l’Afrique du Sud et les autres se mettent en rang forcé pour les intégrer, ont compris la séduction. Ils vont prêter et laisser libre court aux africains d’en faire ce qu’ils veulent. Ainsi, désormais, l’argent emprunté servira véritablement au développement et non pour assujettir des pays faibles.

Tous ces constats, la chambre froide du Quais d’Orsay les a minimisés et en ce moment c’est trop tard. Comment des coopérants présidents-africains, sur la base de la confiance, investissent en France et que plus tard, cette même France, les considèrent comme des biens mal acquis pour juger ceux qui ont fait cette France ? Il y a trop de frustrations qui donneront trop d’arguments aux africains d’aller voir ailleurs.

La menace de Macron n’a plus d’effets. Pourquoi ne s’est-il pas rendu au Congo Brazzaville, au Mali, au Sénégal, en Centrafrique ? Si l’ordre mondial est en train de chavirer, l’ordre africain aussi, se cherche de nouveaux alliés et les BRICS sont les bienvenues.

Peut-on attraper des mouches avec du vinaigre ? Depuis plus de 70 ans, la France et ses alliés se sont servis des richesses de l’Afrique sans rien lui laisser en retour le minimum pour son développement, et l’heure du divorce a sonné.

La France doit s’en prendre à elle-même.
Aujourd’hui ses intimidations, influences, injonctions sont devenues comme, une tempête dans un ver d’eau. Elle ne fait plus peur. Elle aurait dû anticiper sur les choses, mais elle s’est cru toujours incontournable, hélas, rien n’est acquis dans la vie. 

Mais est-ce que la France pourra avoir le nez creux pour revoir ses vieux accords de coopération qui ont retardé l’Afrique ? Comment un ministre des affaires étrangères français, peut-il se permettre en maître absolu pour intimer l’ordre aux présidents africains de faire ce qu’il veut et non le contraire, souvent dans des comportements insultants, méprisants ? Chaque chose a une fin et la fin de l’influence française en Afrique francophone est enfin arrivée. Que ceux qui dorment se réveillent.                                                  

 Joël ETTIEN
                        Directeur de publication: businessactuality.com

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