Côte d’Ivoire: Il faut encourager les jeunes à faire les métiers qui rapportent au quotidien.

Il faut encourager les jeunes ivoiriens à aimer les petits boulots qui rapportent plus que les salaires de la fonction publique. Les ivoiriens ne savent pas brasser l’argent au quotidien, ils attendent tous la fin du mois pour s’aligner devant les banques de dépôt pour espérer recevoir leur salaire. Ils passent à côté de leur bonheur soit par ignorance, orgueil, mais l’argent dort, en étant leur voisin.

Il n’y a pas de petits métiers

Il n’y a pas de petits boulots, ou des petits métiers qui ne rapportent pas. De la vente des fleurs, à la plomberie, électricité, maçonnerie, cordonnerie etc, ceux qui le font n’ont à rien envier à un fonctionnaire qui vient souvent leur demander des rallonges pour espérer atteindre la fin du mois. Nous sommes surpris de l’effet bénéfique qui jaillit sur ceux qui exercent le métier de vigiles. On les voit souvent dans leur tenue de travail, qui arborent leur fierté, mais il reste encore à pousser les autres à s’investir dans les autres métiers qui rapportent au quotidien de l’argent.

Femmes comme garçons, tout le monde veut avoir l’argent sans effort, parce que justement, on fait la promotion des médiocres et la police économique ne se pose jamais de questions sur la provenance et la distribution des billets de banque, pour mettre les autres qui souhaitent en faire pareil. Il n’y a pas de sanctions et tous les jeunes veulent être riches sans fournir d’efforts, alors on se pose la question quelle valeur morale le pouvoir inculte sur sa jeunesse ?

C’est alarmant ce qui se passe sous les tropiques ivoires avec ces filles et jeunes qui ne veulent pas travailler et veulent briller en brandissant leur fortune. Les autres les regardent et veulent aussi les singer, résultat des courses, c’est la promotion de la médiocrité avec ses risques de frustrations et de honte.

L’enseignement du civisme que les élèves qui, depuis le moyen niveau, ne peuvent pas gravir les échelons, soient orientés dans les centres de formation, pour apprendre un métier et les promouvoir parce qu’ils peuvent servir de modèle. Avoir beaucoup de diplômes et ne pas s’en servir, ne sert à rien.

Le travail fait peur aux jeunes ivoiriens, parce que justement ils n’ont pas de modèles, ni d’appui exemplaire, puisqu’on ne fait que leur indiquer la réussite des brouteurs et des prostituées de luxe.

Il faut encourager la jeunesse à s’orienter vers les métiers qui rapportent chaque jour et donnent des recettes dont ils doivent être fiers. Dans les autres pays voisins, un ghanéen diplômé peut faire plusieurs boulots parce qu’il se fixe des objectifs. Il faut en faire pareil en Côte d’Ivoire pour que les jeunes puissent dépendre d’eux-mêmes et éviter de servir de cailloux aux opposants politiques.

                                                 Koné Bintou

                                 Responsable Afrique de l’ouest

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