Côte d’Ivoire: La guerre de succession est née.

Les accusations fondées ou non lancées contre le pouvoir ivoirien, on ne doit pas dans la précipitation y répondre à la volée car, les fins d’année constituent généralement pour les grandes firmes des moments importants pour rendre publics leurs résultats. Aussi, c’est le moment où les incriminés ne doivent pas se confondre ou morfondre. Dans la chaleur de leur annonce, si on se presse à y répondre, on risque d’y laisser sa peau. Mais quelle moralité retenir ? La guerre de succession est née.

Ce qui arrive au premier ministre ivoirien, n’est pas nouveau: l’existence des paradis fiscaux. Comment s’en sortir ?

Une vraie cabale conjointe à l’annonce des fuyards fiscaux pour aller se loger dans les comptes offshores, appelés les paradis fiscaux, en Côte d’Ivoire, tout se joint. Comme un séisme, le président Ouattara doit rester très calme et serein.

Ce qui vient de commencer, n’est pas près de s’arrêter et il faut qu’il soit serein. Quand on veut abattre un gros arbre, on coupe ses branches et l’arbre se retrouve seul; c’est ce qui se profile à l’horizon pour le président ivoirien.

En missionnant la camerounaise qui a fait la prison à Abidjan pour ces mêmes causes d’extorsions de fonds, c’est maintenant le premier ministre qui est dans le viseur et ce n’est pas tout et anodin.

Fofana Siandou, ministre du tourisme, Touré Mamadou, ministre de l’emploi des jeunes et le ministre de l’intérieur, le général Vagondo sont les prochains qui sont visés avec des preuves irréfutables. Ceux qui en veulent tant à ces vaillants et intrépides soldats, voient en eux soit les futurs rois ou des faiseurs de roi, donc, il faut ternir leur notoriété pour les mettre à l’écart et les affaiblir.

Le président ivoirien, Alassane Ouattara, doit se dire que le fait de ne plus vouloir se représenter suscite déjà des appétits voraces et le combat a commencé.      

Dans son propre camp, le RHDP, les lignes vont bouger. Les oracles sont consultés et donnent la possibilité d’abattre les sérieux, capables d’être dans l’estime et du soutien du président Ouattara. Ils sont tous tapis dans l’ombre et se regardent en chien de faïence.

Pourquoi avoir choisi KKB pour lancer les épines ? D’abord, KKB est un habitué des élections présidentielles et de par ses discours rassembleurs et fédérateurs, il peut être un adversaire de poids et gênant pour le futur; dès lors il faut l’abattre. Manque de peau, il va s’en sortir grandi et son orgueil ayant pris un sérieux coup, l’audacieux de KKB ne va pas rester les bras croisés.

En plus, ils ont choisi le mauvais appât, la camerounaise en question, n’est rien d‘autre qu’une prostituée de luxe qui livre son corps et ils ont cru bien faire en la jetant sur la destruction de KKB, mais hélas, le filet restera longtemps dans l’eau et aucun poisson, ne le mordra.

Patrick Achi, le chrétien et transfuge du PDCI RDA, prendre de l’ascendance sur les cadres du nord, qui se réclament les successeurs directs du président Ouattara, voient que la direction de cette succession tend vers l’est. S’il faut monter vers la pierre noire pour l’arrêter, ils seront prêts. Les prières et sacrifices dans ce sens, ne font que commencer. Les cadres du nord, vont-ils se laisser commander par un chrétien et un transfuge du PDCI RDA, eux qui se croient d’office les princes héritiers ?

Donc Patrick Achi, de par cette dénonciation, devrait s’attendre à recevoir les gouttes sur son nez et vouloir et ne pas défendre dans la précipitation. On ne sait jamais.

Ce n’est pas tout, les prochains, seront les ministres Vagondo, Fofana Siandou et Touré Mamadou, ils vont avoir leur peau, les raisons ? Les raisons en effet, soit ils voudront devenir rois et feront partie des faiseurs de roi. Les différents camps, dans le RHDP vont s’affronter. Le camp des Gon Coulibaly, qui a cru pouvoir faire passer la pilule, était à la recherche des fautes et preuves pour contrattaquer ceux de Hamed Bakayoko. La guerre des clans aura bel et bien lieu.

Les avatars arrivent avec des preuves pour tout confondre et ce n’est pas dans la précipitation qu’on peut régler toutes ces compromissions. Le président Ouattara doit garder le silence, mais, qu’il sache que la guerre pour sa succession a commencé et elle sera très rude.

                                                         Joël ETTIEN

                             Directeur de publication : businessactuality.com

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