Côte d’Ivoire: La république serait-elle en danger?

La république serait-elle en danger ? Tout laisse à croire que le pouvoir ivoirien est confronté à des problèmes qui vont soit renforcer son aura ou soit la ternir. Pour des coups de ce genre, le président ivoirien Ouattara, en est un grand habitué. Son parcours politique en dit long. Cependant, l’homme donne des signes de fatigue et déclare qu’il passera la main à une nouvelle génération et son physique en témoigne pour une retraite bien méritée. Toutefois, rien n’a encore commencé que des vagues violentes veulent s’emparer de son gouvernail.

La république serait-elle en danger ?

L’homme fort de la lagune ébrié parle peu et laisse les autres à apprécier. Les secousses qui l’atteignent en ce moment, donnent l’impression que son pays traverse des moments difficiles. Cependant, l’homme les minimise et encourage ses équipiers.

Comme si le serpent se trouvait dans sa poche, les secrets les plus intimes voient le jour et il est assis, la tête dans sa main. Qui ça peut -être ? Il le saura ou il le sait, et pour le président Ouattara, ce sont des tempêtes qui vont se transformer dans son verre. Mais alors, qui est ce corbeau qui, comme le coq, chante sur son toit ?

Dans une adresse à l’hebdomadaire jeune-afrique, il disait en réponse à l’accusation contre son ministre de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale: « on avait l’information bien avant qu’elle ne soit rendue publique ». Mais qui l’a rendue publique pour que les réseaux sociaux s’en emparent ?

A peine l’affaire de viol est en train d’être étouffée que, le chef du gouvernement Patrick Achi, est indexé au plus haut dans une enquête internationale liée au transfert de son futur capital de guerre.

Il fait plus de 37° C à Abidjan et c’est le calme plat. Les gens vaquent à leurs occupations avec quelques petits détails et chacun attend le prochain Christ Yapi. La république ivoirienne est secouée mais elle ne dit mot pour l’instant, en tout cas pour l’instant.

Dans cette tourmente, il y a deux camps: ceux qui en veulent au pouvoir et ceux qui en vivent. Pour ceux qui veulent en découdre avec le pouvoir, tout est bon pour alimenter leur haine puisque l’opposition « n’existe pas ». Sur la toile, ce sont eux qui se font passer pour des maîtres à donner des leçons et qui croient aux rumeurs comme parole d’évangile. Si cela ne tenait qu’à eux, c’est la pendaison de ce pouvoir qu’il juge anticonstitutionnel. Toutefois, ce pouvoir tient ses mannettes et les institutions de la république fonctionnent pour l’instant. Ils prient tous que d’autres affaires sales l’enrhument.

Pour ceux qui en vivent, ils prient et consultent les oracles pour que leur président s’en sorte sans éraflure. Mais, pour ceux qui se sentiront malpropres, indexés, quel serait leur sort ?

                                                   Joël ETTIEN

                 Directeur de publication : businessactuality.com   

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