Côte d’Ivoire: L’indiscipline des chauffeurs et la défaillance des véhicules, la base de accidents mortels.

Comment l’indiscipline de certains chauffeurs fait causer à l’état de Côte d’Ivoire des pertes importantes en vies humaines et des milliards de francs ?

L’indiscipline des chauffeurs de plus en plus récurrente

Lundi 16 août 21, un camion a foncé sur une voiture qui transportait un couple et deux autres. Le jeune frère du futur marié et une amie à la mariée sont morts sur le coup, quand le chauffeur du camion s’en est sorti sain et sauf.

A Abidjan, c’est la croix et la bannière. L’indiscipline des chauffeurs, occasionne des pertes à tous les niveaux. Pour aller à un rendez-vous, il faut partir plusieurs heures en avant, sinon, si vous tombez dans un bouchon, « c’est fini » comme disent les ivoiriens. S’il vous arrive de vouloir partir juste une heure avant, votre rendez-vous est raté. Pour souvent des distances de moins de 5 km, à cause de l’indiscipline des chauffeurs, il est possible de tout rater.

Sur l’autoroute du nord par exemple, la chaussée n’est pas matérialisée et cela donne quasiment le droit aux chauffeurs de rouler dans tous les sens. Quant aux gros camions, ils roulent carrément à gauche que de rouler à droite pour laisser passer les voitures roulant plus vite. Et celles-ci voulant les contourner, ce sont des accidents. A l’approche des péages, pas de matérialisation et presque toutes les routes ivoiriennes sont sans marquage et on dénombre de nombreux accidents mortels.

Par semaine, les routes tuent environ 100 personnes. Les contrôles techniques ne sont pas effectués, et des véhicules qui, s’ils étaient passés par un contrôle rigoureux ne rouleraient jamais sur les routes, sont en circulation.

L’absence de freins, de feux clignotants, de phares dans certains camions et minicars, sont des facteurs qui ouvrent la voie à la mort. Cependant, les ivoiriens qui n’ont pas le choix, sont obligés de les prendre pour aller à leur travail et faire leurs courses.

Comment y remédier ?

Il suffit de multiplier les transports publics de personnes comme la SOTRA (société de transport abidjanais), de manière régulière et cela pourrait réduire le nombre des accidents en ville.

La ville d’Abidjan connaît une croissance vertigineuse qui se constate par la construction des maisons, mais l’état des routes ne suit pas. Les rues des opérations immobilières ne sont pas entretenues, surtout dans le luxueux quartier de Cocody qui est devenu trop vaste. Les voitures prennent des coups de vieillesse assez rapidement. Ainsi, le parc autos abidjanais est vieillissant et c’est un grand risque que prennent tous les usagers. Heureusement que sur ce chapitre, l’état fait de gros efforts et des chantiers sont en cours de réalisation.

Parfois, des véhicules circulent sans plaque d’immatriculation sous le nez et la barbe des forces de l’ordre qui préfèrent prendre leur carnet pour écrire les numéros des chauffeurs.

Les causes des accidents mortels sont connues et les ministères de tutelle veulent y remédier, mais le manque d’adressage empêche toutes ces bonnes volontés.

On veut pratiquer le flash des véhicules ne respectant pas le code de la route, mais à quelle adresse faire parvenir les contraventions ?

                                                            Joël ETTIEN

                   Directeur de publication : businessactuality.com

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