Côte d’Ivoire : En quoi la nouvelle année a changé notre vie ?

Qu’est-ce qui a pu ou aurait pu changer notre vie et booster nos ardeurs dans la lutte contre l’oppresseur, si et seulement si, la fin et le début de l’année pouvaient radicalement faire basculer ? J’ai été très attentif et regardant les uns et les autres, faisant de la nouvelle année, comme une sortie de tunnel arborant toutes les joies et des espoirs saccadés, je ne crois pas que quelque chose serait ajouté à notre corbeille de souffrance.

Quelle vie en cette nouvelle année ?

Au-delà des copier-coller, estampillés çà et là, qui m’ont fait éloigner de beaucoup dont je croyais sincères et épris de bonne foi, notre temps, n’a pas varié, il reste toujours le même. Nous avons toujours les mêmes comédiens d’opposants qui se chamaillent dans des discours trompeurs, devenus comme des charmeurs de serpent. Selon le calendrier des blancs, nous rentrons dans une nouvelle année, mais nous avons toujours les vieux loups tant du pouvoir que de l’opposition boiteuse, incohérente et décousue.

Qu’est-ce qui a changé ? RIEN. Ils sont toujours là, les suceurs du sang des innocents et quand, ça les enchante, ils lancent des mots d’ordre pour voir mourir des enfants à la fleur de l’âge sans aucune compassion, de réparation, de dédommagement ces ignobles et iniques opposants, au cœur pétrit de roublardise.

Ils sont encore là, nous faisant croire qu’ils se soucient de la lutte pour apporter de l’oxygène au pouvoir pour redéfinir, de nouvelles ondes pour notre avenir, ils sont limités, incapables, imbus de leur personne, comme c’est toujours eux, qu’on doit voir et on les voit, mais ils n’ont plus rien dans leur baluchon, si ce n’est pas pour nous vendre leurs rêves.

J’ai cru qu’au 1er janvier, ils s’en iront pour laisser la place à d’autres, plus frais, plus dégourdis, plus humains, plus compétents, plus conquérants et bien non, ils sont encore là, assis sur le malheur des pauvres, pour tirer leur bonheur.

Le statu quo

Rien n’a changé. Mais pourquoi, ils continuent de nous berner comme si le combat allait continuer ? Eux-là ? Qui d’autres pour leur faire encore confiance ? Pourquoi, ils refusent ce qu’ils ont accepté depuis, pour nous fatiguer, ces gars-là ? Qu’est-ce qu’ils attendent pour reconnaître officiellement, la victoire du président Ouattara pour qu’on quitte dans cet enclos, que de nous pestiférer des discours puant la mort pour rallonger leur vie. Assez, s’il vous plait, assez, on est épuisés.

Tout ça pour ça qui avait été, une pointe que j’offrais à ces suiveurs complices pauvres dans leurs partages, quand j’ai vu les choses venir, aujourd’hui, c’est devenu un refrain, la honte !

Quand on dit qu’on ne prend pas du vieux pour faire du neuf, pourquoi leur donner encore, cet air pour qu’ils se gonflent à nouveau ? Ils sont dépassés ou méchants, mais ne sortez plus pour qu’ils réussissent leurs sacrifices humains qui les maintiennent dans leur pouvoir égoïste et méchant.

Pour celui qui n’a plus de vie, qu’il leur fasse confiance. Pour celui qui n’a pas parents qui ont investi en lui, qu’il aille se faire massacrer pendant qu’ils sont assis dans leurs luxueux salons se moquant des têtes coupées devenues de ballons, des êtres humains braisés comme du « Choucouya », des maisons incendiées, non, non…

Si leur vie a de la valeur, la nôtre aussi, doit en avoir. Alors, ne vous laissez plus jamais conduire comme des animaux pour des destinations inconnues. S’ils respirent, nous aussi, nous respirons, s’ils mangent, même si c’est du caviar, nous aussi, nous mangeons notre attiéké. En quoi, il s doivent nous inciter à arrondir leur fin du mois, par la mort pendant que nos vies, se promènent sans abri ? Non, ne sortez plus pour leur plaisir, oui c’est leur plaisir, ils ne mènent aucun combat, ils sont tous des menteurs, des peureux et des incapables qui se cachent derrière, un inexistant dieu pour attendre leur dernier jour dans leur noblesse. Quittez ce cercle, il est mortifère !  

                                                            Joël ETTIEN

       Directeur de publication : businessactuality.com

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