Côte d’Ivoire: un détournement à l’ARTCI vient d’être révélé, qui touche le ministre Bruno Koné et M. Bilé Diéméléou.

M. Bilé Diéméléou DG de l’ARTCI et le ministre Koné Bruno, cités d’une affaire de détournement grave.

Bilé Diéméléou et le ministre Koné Bruno seraient-ils impliqués réellement?

Encore une autre affaire qui éclabousse l’entourage du président de la république M. Ouattara. Si cette information n’a pas été démentie, c’est qu’elle est confirmée. La lettre du continent dans son édition 817, du 5 février 20, écrit ceci : « Côte d’Ivoire, le cadeau de Bilé Diémeléou à Bruno Koné. »

Le confrère révèle des informations graves et compromettantes, dont la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance, n’ose pas en parler parce que cela touche directement le maire de Dimbokro et actuel directeur général de l’Agence de Régulation des Télécommunication de Côte d’Ivoire (ARTCI) et le ministre Bruno Koné. Le maire de Dimbokro a reçu en grande pompe le président de la république dans sa région où sans nul doute, le ministre Bruno Koné en a été l’artisan.

Entre 2011 et 2017, selon un audit réalisé conjointement par les cabinets Continental Audit et Auditeurs associé en Afrique en 2014, l’ARTCI a accordé un concours financier de 1.176 milliards frs cfa (1.8 millions d’euros) au titre de subvention au cabinet ministériel de Bruno Koné.

L’organe de régulation a même utilisé 29.9 millions de frs cfa (44 000 euros) sur ses fonds pour financer des travaux dans la résidence privée de Bruno Koné à Cocody.

Une circulaire du premier ministre numérotée 802/PM du 22 mai 2012 interdit pourtant formellement aux membres du gouvernement de solliciter des appuis financiers des structures sous tutelle.

Nous référant sur cet audit, on peut se poser la question de savoir pourquoi, le président de la république et le premier ministre protègent leurs proches ? Si aucune sanction ne se prenne contre les fauteurs, c’est que, dans ce pays, il y a deux poids deux mesures. En principe à la suite de la divulgation de ce rapport, le procureur de la république, aurait instruit, des poursuites pour en savoir davantage.

Quand on vente la rigueur dans la gestion des affaires publiques du président Ouattara, sans doute, non informé de ce grabuge, maintenant que l’information est rendue publique, nous osons espérer, qu’il prendrait des mesures disciplinaires, encore que nous sommes dans une année électorale.

Nous ne pensons pas qu’un ministre fut il proche du premier ministre, serait intouchable en se servant de l’argent du contribuable pour ses besoins personnels. L’affaire vient d’être mise au grand jour, nous attendons la réaction du gouvernement. L’ARTCI, n’est pas à ce qu’on sache, une caisse privée pour permettre aux ministres de s’en servir illicitement sans en rendre compte au peuple ? c’est qu’on appelle la fraude.

                                                                                Joël ETTIEN

                      Directeur de publication : businessactuality.com

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