Diplomatie: Un étudiant ivoirien bloqué par la police des frontières belges.

Un étudiant ivoirien incarcéré et maltraité par l’office belge des étrangers à l’aéroport de Bruxelles. Yao Kouakou Yves est étudiant ivoirien et actuellement incarcéré dans la prison du service des étrangers belge à Bruxelles.

Yao Kouakou bloqué en Belgique

Yves Yao Kouakou est coincé dans les geôles de la police des frontières belges pour des raisons frisant le racisme. En effet, l’étudiant ivoirien qui rentre dans une université belge pour préparer un master, a du mal à entrer sur le territoire belge. La police lui reproche de ne pouvoir s’exprimer correctement et donc, il est suspect.

En Belgique, les consulats belges à l’étranger, ne délivrent pas visa. Ils les réceptionnent et les transmettent à l’office des étrangers basé à Bruxelles et c’est cet office qui accorde ou refuse ce titre d’accès à leur territoire. C’est ce procédé qu’a emprunté le jeune étudiant ivoirien du nom de Yao Kouakou Yves. Le 10 octobre 2021, son visa lui est délivré. Il prend l’avion le 27 octobre 2021 pour Bruxelles.

Sorti de l’avion, il est interpelé par la police belge des frontières pour un contrôle. Il est prié de les suivre dans un bureau. II les suit sans aucune objection. Arrivé dans le bureau de l’agent, on commence à lui poser des questions en Flaman, la deuxième langue de la Belgique qu’il ne comprend pas. Il commence à paniquer et son attitude augmente le doute du policier qui décide de le faire rapatrier, le suspectant d’être un candidat à l’immigration. Pourtant, le jeune lui montre tous les documents en sa possession, à savoir, attestation d’inscription à son université, le certificat d’hébergement qui a commencé à expirer, son visa conforme, sa pièce d’identité ivoirienne valide.

En dépit de tous ces documents, la police le juge suspect et le place en garde à vue. Elle engage la procédure judiciaire pour son rapatriement quand, son cas, atterrit sur la table de madame Esther Kouablan, directrice du MRAX (mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et de la xénophobie) et l’affaire prend une nouvelle tournure.

La police est bloquée. Esther informe toutes les associations qui défendent ces cas et qui s’associent à elle, pour faire sortir l’étudiant pour venir poursuivre ses études.

Le consul et l’ambassadeur ivoiriens à Bruxelles sont informés. Pour éviter tout incident diplomatique, la police sursoit donc à son départ.

Cela devient une habitude en Belgique, capitale de l’union européenne qui refoule plus de 500 étudiants africains noirs, nous dit Esther. Le week-end permet à chaque groupe de prendre ses dispositions. Les associations des droits des immigrés est sur pieds de guerre.

Nous restons à l’écoute pour la suite à donner au dossier.

                                         Joël ETTIEN

           Directeur de publication : businessactuality.com  

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