Côte d’Ivoire: Les ivoiriens ne sont pas en conflit, plutôt les politiques qui les tiennent en otage.

Entre les ivoiriens, il n’y a pas de problèmes. Leurs problèmes, ce sont les trois personnalités politiques Bédié, Ouattara et Gbagbo, qui dans leur conflit ont ouvert le pays aux étrangers. Ils ont envahi le peuple ivoirien et l’asphyxient en créant tout le temps des conflits intercommunautaires, ce qui n’existait pas dans leur mode de vie. Il sont pris en otage par leurs trois présidents.

Les ivoiriens pris en otage par la politique

La Côte d’Ivoire est le seul pays au monde où n’importe qui, y rentre comme il veut et on croit que tout y est permis. Du coup, ces étrangers méprisent les ressortissants pour leur faire vivre l’enfer. Ce qu’ils font en Côte d’Ivoire, aucun ivoirien ne peut se le permettre chez eux. Il y a des pays africains, depuis leur aéroport, il est écrit en caractère gras, « les autochtones d’abord ». Personne ne crie gare et quand c’est en Côte d’Ivoire, on trouve que les ivoiriens sont xénophobes.

On fait croire qu’il y a des problèmes entre les ivoiriens, mais c’est archi faux. Ils n’ont aucun souci de cohabitation et du vivre-ensemble. Ce phénomène est venu après les crises militaro-politiques.

Pour parvenir à leurs fins, ils avaient ouvert toutes les frontières sans aucune surveillance et ces étrangers y sont entrés en masse. Et pour des questions électoralistes, on les a attribués la nationalité ivoirienne, et les voilà qui font la loi sur le sol ivoirien parce qu’ils détiennent l’économie et maintenant la politique.

A l’ouest ivoirien, les ressortissants de cette zone ont vendu toutes leurs terres et ont occasionné l’arrivée massive des burkinabé qui font la loi sur leur sol. A partir du moment où ces étrangers ont acquis des terres, il n’est pas du tout facile de les récupérer si ce n’est par des lois strictes votées par les députés.

Nous avons fait l’expérience. Nous avons entamé des voyages au nord, à l’ouest, au centre, au sud, à l’est, les ivoiriens n’ont aucun problème de cohabitation et de voisinage. De plus, ils font prévaloir leur cousinage à plaisanterie. Ce sont les étrangers qui en voulant montrer qu’ils sont plus ivoiriens que les ivoiriens, créent l’émeute et le désordre dans certaines localités.

Tous les conflits intercommunautaires, ce sont ces étrangers-là qui sont à la base. Sur le foncier rural, il faut que l’état ivoirien fasse tout pour clarifier les conditions d’acquisition des terres aux étrangers. Les députés doivent par conséquent être très rigoureux sur ces questions de terre et de l’attribution de la nationalité à tout vent à n’importe qui. Car tout ceci dévalorise l’image et la crédibilité de l’ivoirien.

Entre les quatre groupe ethniques, Akan, Krou, Mandé et Gour et les 60 ethnies, il n’y a jamais de problème. Ce qui manque aux ivoiriens, ce sont des lois de protection et de sécurité. Il appartient donc aux trois leaders politiques ivoiriens d’harmoniser leur violon pour laisser aux ivoiriens un pays propre sécurisé où chacun connaît sa place.

Sur cette question, M. Liadé Gnazégbo a fait une belle analyse à la suite d’une visite de Boga Sako Germais chez madame Simone Gbagbo en ces termes :

« Aujourd’hui, nous devons réconcilier les ethnies entre elles, les ivoiriens entre eux et les ivoiriens d’avec les étrangers qui vivent dans le pays, et aussi réconcilier la Côte d’Ivoire avec les pays limitrophes. Pour ce travail-là, on a besoin d’être nombreux pour le réussir. Je suis heureuse de vous voir car cela signifie que vous avez bien compris que ce défi, nous devons le réussir. Et donc merci d’être là. » 

Voici, les propos de madame Gbagbo à la réception de Boga Sako Gervais. Et voici, la réponse de Liadé Gnazégbo : « Voilà quelqu’un qui est préoccupé à réconcilier les ivoiriens et les étrangers, les ethnies ivoiriennes entre elles. C’est ce discours qui est dangereux ou ironique. Simone fait diversion pour ne pas aller à l’essentiel. Les bétés et les baoulés ne sont pas en palabre, les baoulés et les guérés, ne sont pas en palabre, les dioulas et les agnis, ne sont pas en palabre, les didas et les sénoufos, ne sont pas en palabre, les koyakas et les ébriés ne sont pas non plus, en palabre. Demandons à Simone quel sens donne-t-elle à sa réconciliation inter-ethnique… ? »

Le vrai problème, c’est de la pure volonté politique et le tour est joué.

                                                   Joël ETTIEN

                  Directeur de publication : businessactuality.com

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