Liban: Malgré la fortune de sa diaspora, les populations se meurent.

Le Liban souffre des affres de la guerre entre l’Ukraine et la Russie, sa diaspora se frotte les mains et fait la loi dans des pays comme la Côte d’Ivoire, sans songer à ce qui arrive à ceux qui vivent là-bas. 

Pour ceux qui vivent en Côte d’Ivoire, connaissent l’importance des libanais, puisqu’on n’arrive pas à les distinguer, libanais et syriens, donc tous les ivoiriens les appellent, libanais. Ils occupent le marché des unités de production et on les retrouve dans tous les commerces. Ils sont riches à l’excès et ont la main mise sur tout et leur pays souffre de la misère la plus terrible. Les libanais du Liban, n’arrivent plus à joindre les deux bouts, car ils dépendent foncièrement de la production ukrainienne et ce pays est en guerre. Même les patates, les pommes de terre, les tomates, les oignons, les marchés libanais sont déserts et vides.

Bientôt, si cette guerre continue, ils risquent de se manger entre eux, pendant ce temps, ses ressortissants se coulent doucement en Côte d’Ivoire, faisant la pluie et les misères à ceux qui travaillent pour eux. Le Liban traverse des moments tellement difficiles que si rien n’est fait, ils vont mourir de faim.
Ce sont eux qui maltraitent les noirs. Ils bafouent leurs honneur et dignité parce qu’ils ont accepté de travailler pour eux pour avoir des salaires de misère, pendant ce temps, chez eux, c’est la misère, la catastrophe et la guerre est en train de les démystifier, les assujettir à la mendicité. 

La diaspora libanaise est l’une des plus puissantes au monde, mais le Liban se meurt. Comment comprendre ce paradoxe ? Qu’est-ce qui ne va pas entre ces libanais aussi riches hors de leur pays et qui laissent la misère s’emparer de leurs parents restés sur place ? Aujourd’hui, certains libanais sont obligés de fuir la misère pour venir en Côte d’Ivoire pour espérer vivre dans la bonne grâce de vie de ces libano-ivoiriens et après c’est pour faire la loi sur les ressortissants de ce pays qui les accueille chaque jour et leur donne tout. Chez-eux, ce n’est pas la pleine forme.

A Beyrouth, la capitale libanaise, il y a des quartiers qui portent le nom Abidjan, mais ils n’ont pas le cœur solidaire de ces libano-ivoiriens et voilà que la guerre qui oppose l’Ukraine et la Russie, vient exposer leur misère. Les libanais meurent, non seulement, ils ne connaissent pas la stabilité sociopolitique, mais les survivants libanais après cette guerre, seront considérés comme des miraculés, pourtant, sa diaspora ne sait quoi faire de ses fortunes. 

Si c’était sous d’autres cieux, ils allaient cotiser pour se mobiliser pour faire des convois, d’aliments mais si déjà, ils ne sont pas capables d’aider à l’harmonisation de leur stabilité, on aura tout compris.

Atchory Alexandre

                                       Correspondant à Abidjan

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