Politique: Peut-on être célèbre sans souffrance ?

Peut-on faire de la haute politique, visant des postes de président de la république, sans prendre de risques ? Si la vie n’est pas un jeu, ce n’est pas la politique qui le sera encore que cela va de la recherche des puissances morales, physiques, orales et matérielles, pour dominer les Hommes. Tous ceux qui veulent se donner à la politique ayant la peur, l’hésitation, la crainte et le manque de courage, comme forces de combat, ce n’est pas la peine, qu’ils choisissent un autre secteur. La réussite, c’est 99% de transpiration et 1% d’inspiration.

Depuis un certain moment, la question démange nos doigts. Peut-on faire de la haute politique et avoir peur de prendre des risques ? Les exemples sont légions dans ces cas. A commencer par l’Afrique du Sud où Nelson Mandela a passé plus de 30 ans de tôle avant de devenir président de la république de son pays et aujourd’hui, son  nom est resté dans la mémoire collective, parce qu’il luttait contre les blancs pour redresser les injustices. Au Mali, Assimi Goïta, tous les soirs, il ne sait pas ce que demain lui réserve, mais il tient la barre.

Revenons en Afrique de l’ouest et tout précisément en Côte d’Ivoire, chaque leader a son histoire et c’est ce parcours qui les emmène au pouvoir. On ne peut pas être star, sans s’entraîner. On ne peut pas vouloir être un grand joueur, si on ne joue pas sur un terrain et sur le terrain, les adversaires ne se font pas de cadeau. Alors celui qui a peur d’avoir des cicatrices physiques, morales et intellectuelles, ce n’est pas la peine qu’il fasse rêver les gens.

Kouadio Konan Bertin dit KKB, s’est fait bastonner à Bonon où il a failli y laisser sa vie, aujourd’hui, il est ministre. Le président Gbagbo a lutté contre le puissant Houphouët, arrestations, tentatives d’assassinat, il est parvenu au pouvoir d’état. Alassane Ouattara, qu’est-ce qu’il n’a pas connu, au point où on nous a laissé entendre que face au danger, il aurait sauté la clôture d’un ambassadeur pour se mettre à l’abri, aujourd’hui, il est devenu président de la république.

Blé Goudé a été capitaine de la rue pour protéger le pouvoir du président Gbagbo, cela l’a conduit en prison. Soro Guillaume a dirigé à ses propres risques et périls, une rébellion pour devenir premier ministre, président de l’assemblée nationale. Les exemples sont nombreux.

Chaque homme politique a les traces de ses ambitions politiques, morales ou physiques. Il faut qu’au PDCI RDA, certains militants arrêtent de rêver et se conformer aux réalités du moment car on ne peut pas faire d’omelette sans casser les œufs et la politique à ces degrés de responsabilité, on ne doit pas trop compter sur des aides extérieures, aussi puissantes, qu’on le croit.

On ne gouverne pas avec les réseaux sociaux et le terrain est là, pour tous les compétiteurs pour des entraînements. Madame Simone Gbagbo, a réussi les pépites de la violence que son mari vivait, elle a été première femme de son pays. Chacun doit avoir son histoire pour celui qui veut faire de la politique. C’est pourquoi, nous insistons sur ce constat et attirons l’attention de ceux qui désirent briguer des hauts postes politiques, de ne pas avoir peur de s’affronter aux violences car ce sont ces faits qui forgent, attirent de la convoitise et de l’admiration des électeurs, appelés aussi des votants.  

Il faut d’abord compter sur ses propres chances. On dit souvent: « aides-toi et le ciel t’aidera”. Les diplômes, les expériences livresques et autres compétences, sont éloquents, mais l’équilibre des villages revenait aux chefs, qui n’avaient jamais mis les pieds dans une salle de classe. Ils ne savaient ni lire ni écrire, mais ont contribué à la construction de leur village comme pour dire que, ce n’est pas les diplômes qui font l’homme, même s’ils doivent y contribuer.

On a tous cru que l’Afrique des grands intellectuels allait sauver ce continent, on se rend compte qu’ils sont pires. Quel parcours dans cette vie, ne peut pas avoir preuve d’obstacles ? Tout chemin est parsemé d’embûches. Comme pour dire en d’autres termes, celui qui ne veut pas se faire mouiller, ne doit pas se rendre au puits pour ramener de l’eau au village.                                                      

Joël ETTIEN
                          Directeur de publication: businessactuality.com

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