Côte d’Ivoire-Mali: Il faut se rapprocher par la diplomatie

Il faut arrêter les égos entre le Mali et la Côte d’Ivoire, personne n’a intérêt à provoquer une guerre entre les deux pays frères. L’affaire des 49 militaires ivoiriens arrêtés au Mali continue d’occuper l’actualité parce que justement, elle n’a pas trouvé de solution, pourtant, tout y est pour en arriver à une négociation diplomatique.

Si, le président Ouattara a fauté, qu’il envoie sa ministre des affaires étrangères rencontrer son homologue malien pour trouver une solution à l’amiable, mais rester sur des positions tranchées, pour l’instant, le Mali n’a pas envoyé de militaires ou de mercenaires en terre ivoirienne, donc si le président Ouattara ne veut pas que les tensions s’intensifient, qu’il mette comme on le dit en  Côte d’Ivoire, balle à terre et se rapprocher de son jeune frère Assimi Goïta pour trouver une solution amicale et diplomatique. Les deux pays ont en commun plusieurs facteurs, une belle histoire.

L’orgueil n’est pas à ce niveau, bon maître, mauvais conseiller. La France sur qui, le président Ouattara, s’appuie, connaît des difficultés avec la Russie car il faut lire la fin du cycle mondial. C’est terminé. L’ordre mondial est en train de vaciller et la Côte d’Ivoire est trop petite dans ce combat mondial.

Entre la Côte d’Ivoire et le Mali, on peut tout se permettre, mais il ne faut surtout pas encourager un affrontement militaire qui peut prendre l’allure d’une guerre et pour faire plaisir à qui ? Nous sommes dans un monde ouvert et ce n’est pas la peine que le président Ouattara fasse ce bras de fer avec son jeune frère qui est soutenu par la Russie, face à qui, les grandes puissances ont perdu la guerre et la bataille de positionnement politique mondial.

C’est entre petit frère et grand frère, que le président Ouattara prenne son téléphone pour appeler son cadet et tout rentrera dans l’ordre de ne surtout pas écouter les oiseaux de mauvaise augure. 

Il ne faut surtout pas compliquer ce qui est simple, vous avez tenté une opération qui a échoué, on fait le constat, on présente ses excuses et la vie continue.

Il ne faut pas faire non plus du chantage à partir de l’électricité que la Côte d’Ivoire vend au Mali, un problème politique, n’a rien à voir avec le commerce, c’est que la CEDEAO a fait récemment, en posant un embargo sur tous les produits alimentaires en provenance du Mali et les ivoiriens en ont bavé.

Il faut envoyer une délégation diplomatique pour régler ce différend. Voilà, un dossier qui attend le président Bissau-guinéen, Umaro Embalo Sissoco.

                                                      Koné Bintou

                                       Afrique de l’ouest

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