Politique-Religion: Peut-on confondre ou mêler la religion à la lutte politique?

Peut-on confondre ou mêler la croyance à une lutte politique ? La lutte ivoirienne si elle en existe vraiment, ne se présente plus comme, une lucidité mais comme un devoir. La religion à tous égards, s’invite dans le débat et les combattants se perdent, parce que le fond du discours politique a tellement varié que les ivoiriens ne savent à qui se vouer.

Voilà un pays colonisé qui traine encore les germes invisibles qui le bloquent, mais au lieu de faire un vrai bilan, c’est maintenant la religion qui occupe le terrain et tous les terrains où on doit inviter les ivoiriens sur les vraies causes dont la religion occupe une place capitale.

Tout peuple qui n’a pas sa propre assise culturelle et qui se sert de celle des autres qui l’ont eux-mêmes abandonnée depuis longtemps, est un peuple qui n’a rien compris. Est-ce un abandon qui ne dit pas son nom ou une complicité à enfoncer le peuple dans l’abîme morale ?

Madame Gbagbo Simone ne peut jamais tenir de discours politique sans se référer à son dieu. Elle fait de ce dieu, celui qui viendrait libérer la Côte d’Ivoire, or ce qu’elle oublie, ce n’est pas ce dieu qui l’a libérée, mais la bonne ou mauvaise volonté de son bourreau et ses complices. Mais elle continue de persister que c’est ce dieu qui viendrait faire leur palabre à la place des ivoiriens et qu’ils dorment tranquille sur leur lit. Quel peuple soumis comme le peuple de Côte d’Ivoire, qui a une armée étrangère incrustée sur son sol, depuis d’un siècle qui peut prétendre confier son combat politique à un dieu, qui est prié en longueur des dimanches sans relâche, sans tirer de bilan et les causes résident à une prise de conscience aiguë de la majorité, qui manque de leader éclairé.

Quand on entend ici et là que même pour les prisonniers c’est bien et que c’est la volonté de dieu, le retour du président Gbagbo sera la volonté de dieu, pour mourir c’est la volonté de dieu, pour manger c’est dieu qui viendrait faire la cuisine, quand tout est confié à dieu et la réalité en est autre, quand est-ce que le peuple comprendrait qu’aucune bataille ne se gagne parce qu’on est très voisin ou proche de dieu.

Comment ceux qui ont imposé ces religions peuvent donner un crédit à ces pratiquants obstinés qui espèrent en un retour d’un dieu pour les libérer, quand ils sont assis attendant un train inexistant sur des rails fictifs et virtuels ?  

Il faut changer de discours. Quand on a échoué, on reconnait son échec et on s’assoit à la maison, mais proférer en longueur de journée que dieu arrive, cela fait combien de temps que la crise dure, il est où ce dieu ?

Tous ces milliers de décès à cause des effets de cette crise, dieu est où ? Tous ces enfants qui meurent par les moustiques et ces femmes qui meurent en couche, il est où ce dieu ? Ces comptes gelés par la seule volonté d’un seul camp et dont les effets sont monstrueux, ces détenteurs de ces comptes bancaires qui ne peuvent pas avoir accès à leurs comptes et qui meurent sans cesse, il est où ce dieu ?

Il faut arrêter d’inoculer cet opium au peuple qui se cherche de nouveaux leaders pour lui donner les clés pour ouvrir les portes de son bonheur. Quand on n’a rien à lui proposer, éloignez-le de ce dieu qui se fait désirer sans jamais solutionner ses problèmes, certains abandonnent carrément le combat pour crier dans les rues, en récitant des psaumes qui ont participé à l’abandon des vrais dieux africains qui ont permis aux ancêtres de tenir face aux colons. Aujourd’hui, ce sont les noirs qui remplacent les prêtres blancs en occident parce que les nouveaux blancs européens ne veulent plus servir à ces causes mortifères qui ont décimé l’Afrique, ils sont au moins honnêtes ces derniers blancs, qui ne veulent plus servir à l’appauvrissement mental de ces noirs qui ont du mal à se défaire des chaines esclavagistes qui retardent leur évolution.

Quand le noir comprendra que certaines croyances sont plus mortelles que la pandémie du Corona virus, l’Afrique gagnerait un pas sur son propre retard animé par ses propres fils ? Ils ne sont plus là pour chicoter ceux des récalcitrants noirs qui ne veulent pas obéir, mais les noirs africains, croient qu’ils sont toujours là et eux-mêmes jouent leur rôle. Les blancs-dieux sont partis et réveillez-vous, les noirs africains, aucun dieu ne viendrait faire votre palabre à votre place, n’écoutez plus ces vaincus politiques qui n’osent pas le reconnaitre et qui entrainent les autres dans leur sécheresse mentale.

                                                    Joël ETTIEN

           Directeur de publication : businessactuqality.com   

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