Tchad: Hissène Habré le dernier rempart vient de décéder.

Décès de l’ancien président tchadien Hissène Habré à Dakar, une autre victime de l’impérialisme par le Coronavirus.

Mort de Hissène Habré

On se rappelle pendant les audiences, quand il ne voulait pas participer et que les gardes, étaient obligés de le porter haut sur leurs épaules pour l’emmener au prétoire. Souvent criant de toutes ses forces, aucun président africain n’a daigné intervenir.

Le Tchad n’a plus de cadres ou de collabos. Ils sont tous morts et les impérialistes ont commencé à fabriquer d’autres ; à commencer par le fils de Idriss Déby Itno qui a été contraint de tuer son père pour lui succéder.

Les vrais sachants ne sont plus là pour témoigner contre ou pour cet impérialisme. Le dernier qui pouvait écrire cette histoire, sa propre histoire, le virus vient de l’emporter pour le libérer de cette prison à perpétuité. A quelque chose, le malheur est bon dit l’adage. Hissène Habré, le soldat qui souriait quand ces cols blancs étaient dans son entourage pour l’inciter à tuer pour la protection de leurs intérêts, ce dernier valet, vient de raccrocher ses treillis.

Il y en a qui pleurent au Tchad et d’autres qui rient, parce qu’il est mort, non pas de rancune, mais de Corona, tant mieux dira son épouse qui s’est battue à ses côtés souvent. Maintenant, le boulevard est ouvert devant elle, mais pourra-t-elle parler un jour ?

Hissène Habré n’est plus

Quand l’impérialisme ne peut pas tuer à visage découvert, il humilie et ça été le cas de ce dernier. Hissène Habré a tiré sa révérence et cette prison où il était quasiment le seul, fermera peut-être ses portes, puisqu’on emmène les autres à la Haye, la prison néocoloniale.

L’ivoirien Gbagbo et son fils Blé Goudé, s’en sont sortis sains et saufs et on attend leurs dédommagements. Ils ont réussi là où l’espoir était si mince, quels miraculés !

Habré n’a pas eu cette chance car, lorsqu’il obéissait et tuait pour leur compte, on lui envoyait des produits cosmétiques pour nettoyer sa barbe longue d’un rebelle.

Est-ce que le Tchad est-il maintenant débarrassé de ventouses et des collabos obligés de signer dans les livres d’or de ces cols blancs aux appétits insatiables ?

Quand un homme mange la main du singe, il doit se dire qu’il mange sa propre main.

Adieu l’homme du Sahel, il dira dans sa tombe : « merci au Corona virus. »

                                                   Joël ETTIEN

       Directeur de publication : businessactuality.com   

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.