Afrique: Il faut casser les barrières.

Il faut briser les barrières qui enchainent mentalement les africains, sinon, ils seront toujours des esclaves ambulants dans des postures exportées qui les éloignent de leurs réalités. On a beau crier, chanter, danser, mais à y voir clair, rien n’a bougé en Afrique.

Depuis le temps de la colonisation à ce jour, les mentalités africaines n’ont pas évolué. Les africains ont honte de valoriser leur propre culture. Ils ne sont pas capables de parler une langue à eux et du coup, ils n’ont pas de secrets en dehors de quelques rares pays comme le Sénégal, la RDC et quelques pays anglophones qui ont pris conscience de cette soumission.

Ils croient que le maître est toujours assis sur leur tête et ils ont peur de s’émanciper. Pourtant, il n’y a plus personne, mais ils vivent dans la crainte de se débarrasser du passé. Ils sont en opposition permanente entre eux. 

Dans la zone francophone, divisée en deux blocs, ils ont la même monnaie, mais cette monnaie ne les rassemble pas. Le ou les francs CFA ne sont pas convertibles dans les deux blocs et depuis longtemps, aucun chef d’état de ces deux zones n’a le courage de dénoncer cette pratique humiliante, tout ça c’est fait à dessein pour diviser pour mieux régner.

Les francophones détestent les francophones, pourtant certains sont liés par des cultures ancestrales, comme le Ghana, le Togo, le Bénin et la Côte d’Ivoire, même là encore, ils se détestent. Comment évoluer en faisant semblant d’être fort alors qu’on ne l’est pas ?

Pour un africain de l’ouest qui veut se rendre en Afrique centrale, on lui exige de prendre le visa. Ils ont mis dans leur tête que c’est cela la force de domination. Mais qui doit dominer qui et pourquoi ?

Comme dans un panier à crabes, ils sont ensemble et ils se marchent dessus pour faire plaisir aux maîtres, toutefois, ils sont partis depuis des siècles, que l’Afrique se réveille, bon sang !

Ils ne sont plus là ou du moins pour le commun des mortels, mais pour ceux qui sont les bois sacrés, même ce qu’ils subissent les autres ne voient pas, qu’ils arrêtent de se mentir et se mettre à table pour éclairer les autres à leur venir en aide, la jeunesse africaine est formée pour ça. 

Il faut aussi arrêter ces vieux discours à sens unique qui broient tous les espoirs. Maintenant tout le monde est au courant de ce qui se passe, alors il faut aller à l’essentiel.

“Si d’autres se moquent de vous, moquez-vous d’eux en retour. S’ils vous singent, retournez les compliments avec la même force. Ils n’ont pas le droit de vous déshonorer, de vous manquer de respect et mépriser votre âme et votre humanité que vous n’avez à le faire quand vous interagissez avec eux. Honorez-les  quand ils vous honorent, manquez leur de respect et d’égard quand ils vous traitent vilement. Ils ont l’arrogance dans la peau alors que cela n’a aucun fondement dans la morale ou la loi…” disait Marcus Garvey, et merci à Liadé de nous le faire sortir pour nous rafraîchir la mémoire.Si l’Afrique veut évoluer, il faut qu’elle casse toutes ces barrières invisibles qui la rabaissent au quotidien.

Joël ETTIEN
          Directeur de publication: businessactuality.com

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