Burkina Faso: peut-on aborder le retour du président Blaise Compaoré après les élections, ?

Après les élections présidentielles et législatives au Burkina Faso, peut-on en déduire le retour prochain de l’ancien président Blaise Compaoré dans son pays ? Tout porte à le croire puisque son exil et son retour ont constitué un programme de société dans cette campagne qui a vu, la victoire d’un coup K.O du président sortant Jean Roch Kaboré.

Un retour possible pour Blaise Compaoré au Burkina Faso ?

Après la proclamation des résultats législatifs, le camp du pouvoir n’a pas pu avoir la majorité avec 57 députés et le parti politique de l’ex-président Blaise Compaoré 26. Pour que le pouvoir puisse avoir la majorité, il va lui falloir tisser des alliances avec les partis minoritaires.

Comme au Burkina Faso, tout se décide au parlement, si le président Jean Roch Kaboré, n’a pas la majorité, il lui sera très difficile de gouverner, il va jouer de tout son vatout, pour rassurer ses nouveaux alliés. Comme il est élu, les autres ne vont pas lui tourner le dos et accepteront ce deal.

Maintenant, le retour du président de l’ancien président Blaise Compaoré qui a été presqu’au centre de tous les débats pendant cette campagne, sera à nouveau à l’ordre du jour et il ne souffrirait d’aucune ambiguïté. Mais le problème, c’est les conditions que son parti politique va fixer.

Est-ce qu’à son retour, il participera aux débats politiques ou pourra-t-il revenir dans la politique ?

Nous signalons que depuis son départ, le nord de son pays est en proie à des violences dues aux djihadismes et aux terrorismes sans précédent au point où cette partie de ce pays, n’a pas pris part au choix de ses représentants.

Si sa présence peut ramener le calme, la sécurité et la paix, les burkinabé n’y voient aucun inconvénient de s’y opposer. Il appartient donc à l’ancien président, de clarifier sa position et ce qu’il ferait à son retour par rapport à toutes ces questions sécuritaires. Sera-t-il un consultant ou un participant à la vie politique de son pays, là aussi, le président Jean Roch Kaboré sera très attentif sur le sujet.

Il faut reconnaître que si on n’a pas déploré aucun incident pendant cette campagne, ce n’est pas l’arrivée de Blaise Compaoré qui défigurerait son pays, qui n’a que trop souffert et qui continue de souffrir et dont sa population a besoin de son implication pour le retour définitif de la paix et de la sécurité au nord.

                                                   Joël ETTIEN

     Directeur de publication : businessactuality.com  

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