La CEDEAO doit-elle exister ?

Et si la CEDEAO se refait une toilette ? La CEDEAO a subi trop de pressions et de coups d’état, comment peut-elle agir dans une crédibilité pour son rôle de protection si c’est à ce rôle qu’elle était dévolue ?

Que peut la CEDEAO ?

La CEDEAO semble s’essouffler et il faut lui donner un nouveau coup d’accélérateur pour qu’elle puisse fonctionner, mais pas dans son format actuel qui a montré trop de limites.

Les instances politiques sous-régionales qui ont été jusque-là commises à la défense et à la protection de l’Afrique noire, ne répondent plus aux normes de la vitesse du changement et de la mutation qu’exigent le monde aux nations. Comment une organisation qui se dit crédible, peut-il y avoir autant de coups d’état comme dans l’espace de la CEDEAO ? Il y a quelque chose qui cloche, et c’est sa remise à niveau sans complaisance ni forfaiture. Il faut que les chefs d’état acceptent cet échec pour se remettre à penser une nouvelle CEDEAO, au demeurant, changer carrément de nom.

Pourquoi attendre toujours au dernier moment pour venir imposer des sanctions qui sont débiles à respecter, puisqu’elles concourent à affamer plus les peuples innocents ? Cette CEDEAO vient toujours soit en pompier pyromane ou en médecin après la mort. Elle sert à quoi donc ?
Il faut avoir ce courage de dénoncer tous ces vieux concepts qui rétrogradent l’Afrique noire. Et tous les jours, on invite les experts au dialogue, mais de quel dialogue il s’agit ?

Les victimes du système cherchent à s’affranchir et la CEDEAO constitue un frein, un blocage et donc pour la contourner, ils passent par de coups d’état. Il faut revoir tout le contenu et supprimer carrément ces machins qui rabaissent l’Afrique et retardent son développement. En prendre aussi conscience, devient un crime pour lequel on doit punir toutes les nations ?

La CEDEAO ne répond plus aux normes du décollage de l’Afrique, il faut avoir le courage d’en parler et encourager les chefs d’état à en prendre de la graine.

La CEDEAO doit se remettre en cause et en question pour le bonheur de ceux qui subissent ses agrégats au quotidien. A cause de cette CEDEAO, il n’y a jamais d’élections crédibles et elles sont toujours sujettes à des morts et les autres sont toujours obligés de venir à sa rescousse en se déguisant en observateurs internationaux. A quand la fin de toutes ces frustrations ?

C’est toujours dans cet espace que les lois ne sont pas respectées et cette organisation attend toujours le pire pour venir en pompier pyromane. Les noirs africains ne peuvent toujours pas constituer à des tests politiques. Il faut fermer cette boutique qui n’a plus de contenants fiables et rassurants, sinon à ce rythme, l’Afrique noire ne décollera jamais et sera sujette à des pillages et obéissance des autres, au mépris et à l’arrogance de ses mandants.

Joël ETTIEN
                        Directeur de publication: businessactuality.com

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