Côte d’Ivoire: Faut-il vilipender le président Ouattara dans le combat?

Il faut que les ivoiriens soient courageux à reconnaître les origines de leurs problèmes pour les affronter et arrêter de fustiger les acteurs secondaires déployés dans le scénario. Pourquoi en vouloir tant président Ouattara au point où la Côte d’Ivoire, par la faute de son courage, est partie sous d’autres cieux pour se faire perdre ? Ouattara, Bédié et Gbagbo, ne sont pas le problème réel des ivoiriens, leur contradiction principale se nomme la France. Courage, où es-tu ?

Le président Ouattara est-il le véritable problème des ivoiriens ?

Si la grande majorité des ivoiriens n’arrêtent pas de tout le temps en vouloir à un seul individu, tant que ces ivoiriens n’auront pas ce courage de reconnaître que c’est la France qui est leur problème principal et l’affronter de face, ils seront toujours là à accuser Ouattara, Bédié, Gbagbo, etc.

Le problème des personnes physiques qui jouent des rôles tristement célèbres n’est que secondaire et ça, tous les leaders politiques ivoiriens le savent. Pourquoi font-ils souffrir leurs compatriotes à ce point ?

A chaque fois que les ivoiriens apprennent que leurs voisins se battent contre une injustice tels le Mali, le Burkina Faso, le Sénégal, ils ronronnent dans leur salon pour dire « qu’ils viennent chez nous mener notre combat ». Dans leur fuite de responsabilité, ils se sont tous dirigés vers des religions importées, priant ses dieux complices à venir les aider à se libérer.

Ouattara, Bédié et Gbagbo, sont initiés dans le bois sacré et ils ont les yeux ouverts mais la bouche fermée. Ils ont mal de voir ce que le système fait. Il broie tout sur son chemin, mais ils sont à la table des rois; dehors n’est plus leur problème.

Pensent-ils qu’avec autant de souffrance que vivent ces ivoiriens dans des prisons, le président Ouattara en dort ? Il n’a pas le choix. Il cache sans doute sa douleur parce que certaines décisions le supplantent. Les oiseaux se cachent pour mourir comme on aime à le dire en Côte d’Ivoire.

Avec le retour du président Gbagbo qui semble remuer tous les arbres fruitiers et non fruitiers, la même France commence à en avoir peur. Elle a donc demandé au président Ouattara de procéder par étape afin de ne pas donner la victoire à Gbagbo en libérant tous les prisonniers politiques et militaires issus des crises postélectorales dans un seul discours.

Ils seront libérés, mais pas dans cette chaleur bouillante pour donner la victoire à l’ancien pensionnaire de la CPI. Une chose est claire, ils sortiront. Qui aime la pression ?

Le problème de la Côte d’Ivoire, c’est bien la France qui est la contradiction principale. Elle détient les conclusions finales car ayant ses gros intérêts dans le pays.

Pourquoi ces ivoiriens passent devant l’armée française tous les weekends pour aller à Grand-Bassam, des habitants de Port-Bouët jouent à la balle devant cette armée plus puissante que la leur, et viennent affronter, vilipender, calomnier le président Ouattara ? Voilà un des nœuds des problèmes majeurs de ces ivoiriens qui semblent demeurer dans la peur que de se réveiller. Il faut que le peuple, aux mains nues, force la France pour l’obliger à s’asseoir pour revoir ses accords perfides et meurtriers que de rester à ressasser des vieilles plaies chroniques qui ne pourront jamais guérir avec des jérémiades.

Toutefois, avec ce que cette France leur a fait vivre en 2010, est-ce que ces ivoiriens auront encore la force de revenir sur le chemin difficile de la recherche de leur souveraineté ? Si les autres nations comme la Chine, l’Indochine, l’Inde et les autres, ont pu s’en sortir avec des leaders charismatiques, les ivoiriens le pourront un jour, mais qui en sera leur leader qui conduirait cette ligne rouge ?

Ouattara, Bédié, ne sont pas des gens à combattre. Le problème majeur c’est la France. Le manque de courage d’appeler les choses par leur nom fera perdre totalement la Côte d’Ivoire aux ivoiriens et ils n’en sont pas loin.

                                                Joël ETTIEN

       Directeur de publication : businessactuality.com  

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.