Côte d’Ivoire: Anaky Kobéna aux ivoiriens

Adresse du président Anaky Kobéna aux Ivoiriens

Ivoiriennes, Ivoiriens

Nous vous adressons de tout cœur les vœux traditionnels de fin d’année, à l’occasion de la Noel et du nouvel an 2021.

Nous vous invitons tous à entrer en cette nouvelle année avec confiance, sérénité et foi.

Oui, foi en ce que le vent, prélude à la délivrance et à la renaissance de votre patrie, se fait déjà précéder de certains souffles qui ne trompent pas.

Ainsi avons-nous assisté à un soulèvement massif de toute la population Ivoirienne pour refuser et rejeter la violation de sa constitution entrainant son exclusion du cercle des pays à référence démocratique ; en effet, la décision d’Alassane Ouattara de briguer un 3° mandat présidentiel se ramène à cela, et à rien d’autre.

L’image qu’offrit, au stade d’Houphouët Boigny, la réunion de la totalité des partis politiques, des notabilités religieuses et traditionnelles et des autres organes de la société civile réjouira encore longtemps le cœur des Ivoiriens, désormais assurés de ce que l’œuvre du grand diviseur était en décomposition avancée.

Ensuite, et sur plusieurs semaines, sans faiblir, ce même peuple de Côte d’Ivoire, a pu toiser Alassane Ouattara, yeux dans les yeux, pour lui dire qu’il n’est ni vaincu, ni soumis, et qu’il reste lui-même. Il acceptera d’en payer le lourd prix en victimes d’assassinats, violences, voies de fait, séquestrations, etc.

Le peuple de Côte d’Ivoire a ainsi crié au pouvoir Ouattara / RHDP, à la communauté Internationale, mais d’abord et surtout à ses leaders de partis politiques et d’ONG, qu’il est sur pied et engagé à jouer sa partition. Il insiste pour que ces derniers restent unis et fassent bloc autour de Konan Bédié et Laurent Gbagbo, les deux leaders naturels de sa révolte.

Peuple de Côte d’Ivoire, tu as forcé notre admiration ; sois béni et que la joie de la délivrance devienne ton lot dans les temps les plus proches !

Notre adresse de nouvel an 2021 va alors se diriger vers les leaders du combat des Ivoiriens, politiques et ONG, avec en référence les deux grands partis ayant déjà géré la Cote d’Ivoire que sont le PDCI de Konan Bédié et le FPI de Laurent Gbagbo.

La classe politique ivoirienne de l’opposition à Ouattara a-t-elle bien compris que le peuple de Côte d’Ivoire ne s’est pas engagé dans une compétition politique classique, où, les urnes désigneront un vainqueur qui aura 5 années pour gouverner selon son programme ?

Le fait est que le peuple de Côte d’Ivoire ne se reconnait pas en Alassane Ouattara, et il craint, à raison, que le pouvoir d’état encore en ses mains pendant cinq ou dix ans ne se termine par une disparition totale de l’harmonie et de l’entente entre ses filles et fils.

Ce qui constituera la plus grande menace pour l’identité nationale voulue de tous par la réunification.

Les leaders politiques de l’opposition doivent comprendre et intégrer qu’il s’agit là du mot d’ordre de la population Ivoirienne.

Leur intelligence, leur savoir-faire en la chose publique et surtout leur légitimité ne doivent procéder que de cette ligne.

Le grand adversaire de l’heure, qu’ils connaissent et ont tous longtemps pratiqué l’a déjà compris et à engager une fuite en avant pour étouffer cette quête dans l’œuf et continuer à régner en despote.

Le terrain est donc délicat et miné pour les leaders politiques du peuple. Ils doivent avoir à cœur de garder précieusement ce qui fait leur force et point fort, à savoir l’adhésion du peuple. L’adversaire commun le sait, il en est persuadé et pénétré. C’est la raison pour laquelle il a engagé le premier la bataille pour la conquête du symbole Houphouët  Boigny. C’est le seul trophée qui fait défaut à toutes ses conquêtes. Se proclamer héritier d’Houphouët Boigny et avoir la Cote d’Ivoire entière dont le PDCI comme opposition est inimaginable et intenable.

Le peuple, d’où procédait Houphouët Boigny, a confié son sceptre à Konan Bédié et Laurent Gbagbo. A eux de jouer.

Les obligations, contraintes et contingences sont nombreuses et multiples pour eux, sans compter ce qui ne parait pas, ni ne souffre d’être dit. Si le peuple leur a fait confiance, qu’ils prennent confiance. Qu’ils se dépassent et se mettent à l’œuvre.

Cette œuvre se cimente dans le rejet absolu d’un troisième mandat présidentiel. En politique, même en devant être pragmatique, il y a ce qui peut être revu ou négocié, et ce qui ne le peut pas. Un parti politique ne peut exister s’il ne cultive pas un minimum de principes de pensée et d’action.

C’est l’ancrage en cela qui donnera foi et force aux populations et rassurera la grande partie des RHDP/RDR/PDCI qui n’attendent que de se rallier.

Bonne et généreuse année 2021 à la Cote d’Ivoire et aux Ivoiriens !

Le 24 décembre2020

Innocent K. ANAKY

Président du MFA

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