Côte d’Ivoire: Le cacao ivoirien serait-il stocké dans des entrepôts ?

Certains journaux relèvent que les entrepôts ivoiriens sont débordés de fèves de cacao, nous voulons faire des propositions à cet effet. Dans la vie courante, il faut se servir des leçons pour conduire sa destinée et c’est l’occasion de tirer les grandes leçons de survie des ivoiriens et les mettre à l’abri. La pandémie du Covid-19 modifie les donnes mondiales et on a cette impression que les africains, n’en prennent pas conscience. Tout change dans le monde et les africains, attendent, pourtant ils doivent se mettre au diapason de ce qui se passe dans le monde.

Le cacao ivoirien entreposé, que faire ?

La menace du virus est en train de perturber l’ordre mondial. Les chaines des producteurs et des consommateurs des produits venant de l’Afrique, effraieront plus qu’on ne le pense. Le moment est venu de penser à innover l’agriculture ivoirienne, c’est-à-dire, sortir de cette agriculture esclavagiste puisque les producteurs eux-mêmes, ne sont pas les consommateurs de leurs produits de rente. Il faut aller vers une vraie révolution des cultures d’autoconsommation comme le riz, le manioc, le maïs, la banane, aubergine, le taro, l’élevage etc.

Si les ivoiriens meurent trop, c’est en grande partie, lié à leur mode des produits qu’ils consomment. Ils ne mangent pas à leur faim et souvent, déséquilibrer. La culture du cacao et du café a été introduite dans les années 1888 par les colons français, Arthur Verdier et Amédée de Bretignières à Aboisso au sud-est de la Côte d’Ivoire, pour justement répondre à leurs besoins.

Après 3 siècles de présence sur le sol ivoirien, nous constatons toujours que la culture du cacao et du café, reste et demeure les principales causes de la famine parmi les populations qui ont tout sur leur sol et à qui, on impose des produits, dont ils n’en consomment pas et depuis des siècles, aucun de leurs leaders, n’y songe pour leur apporter de la vie de qualité.

En occident et en Asie, la révolution industrielle a été précédée par l’agriculture d’autoconsommation, car un corps qui ne peut pas résister aux agressions extérieures, n’est pas productif.

Les conséquences sont multiples, mais pas surmontables si la volonté politique suit. Ce qui humilie les ivoiriens, c’est que le prix de leur sueur est fixé à l’extérieur par des organismes qui ne savent rien des conditions de la production et les parents paysans, végètent et meurent prématurément.  Ce ne sont pas ceux qui produisent qui s’enrichissent.

Pourquoi, ne pas se servir du Covid-19 pour prendre la mesure et redonner de l’espoir et de l’amélioration aux ivoiriens, c’est-à-dire, mettre l’accent sur les produits de consommation, sinon le monde entier est en train de revoir tout son système de fonctionnement.

Tout est une question de volonté politique et si le président Ouattara s’en sert, il rentrera dans l’histoire, parce que ça sera du jamais vu et ses compatriotes vivront mieux et longtemps et tout sera en son honneur.

                                                        Joël ETTIEN

            Directeur de publication : businessactuality.com

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