Côte d’Ivoire: Qui s’occupe de l’entretien des voiries?

A quoi sert l’argent des patentes, des vignettes, des cartes de stationnement, sans compter les cotisations dans les assurances, si les rues des villes ivoiriennes sont dans des état de délabrement très avancé qui détruisent les voitures en Côte d’Ivoire ?

Les voiries abandonnées?

Nous avons longuement suivi l’état de certaines routes et rues ivoiriennes et nous sommes en dessous de la respiration tellement les secousses dans les voitures vous créent des nausées.

Tenez-vous bien : pour les vignettes, il faut débourser 30 000 frs par an; la patente 135 000 frs par an; les cartes de stationnement 30 000 frs par an pour chaque véhicule. Pour celui qui a l’œil, à Abidjan seulement pendant les bouchons, on a du mal à compter le nombre de véhicules qui roulent sur les rues de la capitale économique.

Mais alors, à quoi servent ces milliards récoltés chaque année par les autorités de tutelle ? Maintenant sont venus s’ajouter les péages imposés à tous les coins stratégiques du pays. Sur les reçus des péages, il est mentionné que c’est le FER, une société qui récolterait cet argent pour arranger les routes. Mais à quand le début des travaux ?

Prenons des exemples pour mieux faire comprendre notre constat. Il n’y a pas de communes qui échappent à la dégradation des rues. La plus illustre des quartiers de la ville d’Abidjan, Cocody, c’est lamentable. Là où passent les autorités politiques, les rues sont propres et sans aucun nid de poule. Mais allez-y voir dans les coins, à force de vouloir éviter de creux un jour le pire se produira. « On voit, mais on va faire comment ? », voilà ce que les chauffeurs vous diront.

A Yamoussoukro, la ville supposée abriter la capitale politique et administrative du pays, avec ses grandes avenues, tout tombe en ruine et les usagers continuent de payer les patentes, les vignettes qui n’existent plus dans les autres pays. Pour stationner en Côte d’Ivoire, il faut payer de l’argent, mais tout cet argent sert à quoi ?

Les constructions évoluent à Abidjan à tel rythme que les sociétés immobilières laissent des rues non bitumées. A Yopougon, à Abobo, et dans les autres quartiers, des habitations s’excluent à cause de la mauvaise qualité des voies de circulation.

Pour ceux qui ne savent pas, ils accusent les mairies mais l’entretien de certaines rues ne les concerne pas. Il y a de la confusion totale qui protège ces sociétés d’entretien des voiries et ce sont les mairies que la population indexe et cela joue sur leur mandant.

Le plus triste, ce sont des routes nationales comme celle reliant Daoukro-M’bahikro, Elles sont impraticables. Nous l’avons empruntée à deux reprises et rien n’est fait car ce sont des camions qui transportent des billes de bois qui les abominent.

Nous voudrions que les ministères en charge de l’entretien de ces routes n’en mettent pas plein dans leurs poches, car il s’agit de la vie des être humains. Le président Ouattara en a tellement conscience qu’il a mis quasiment tout son dévolu sur les routes, mais certaines voies frétillent. A chaque saison des pluies, des villes et quartiers sont coupés du reste du monde.

                                                                 Joël ETTIEN

                            Directeur de publication : businessactuality.com

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