Côte d’Ivoire: Le président Gbagbo chercherait-il à se venger?

Le président Gbagbo chercherait-il à se venger après son retour de prison ? Notre analyse.

Le but du retour du président Laurent Gbagbo

Le président Gbagbo est actuellement à Kinshasa pour une visite à Jean-Pierre Bemba avec qui, il a fait la prison à la CPI et il en profite pour échanger et discuter. L’homme veut instruire maintenant.

Il a dit à son retour lors d’une interview que c’est lui qui avait gagné les élections de 2010. Le disant, il n’a pas dit qu’il faut que ces élections soient reprises, mais juste pour situer le contexte dans l’histoire. Qui ne sait pas ce qui s’est passé ? Mais, pour aller plus loin, il faut surseoir à des principes et regarder devant tout en sachant qu’il y a eu un passé pour constituer l’histoire.

Aujourd’hui, les ivoiriens n’ont plus intérêt à regarder longtemps dans le rétroviseur sinon ils risquent de refaire les mêmes choses qui produiront les mêmes effets. Quand un parent meurt, on songe en vertu des us et coutumes à procéder à son héritage. Le passé doit servir de gage et de leçon pour éviter que les tristes moments meublent toujours les salons et les tables à manger.

Le président Gbagbo ne veut pas se venger, mais en sa qualité d’historien, car à la base il est historien, il veut simplement instruire et non pas soulever des foules à aller tout casser pour faire revenir des crises.

Il faut les encourager (les présidents Gbagbo, Ouattara et Bédié) à se rencontrer pour faire renaître la vie et la paix. Ne pouvant pas se diviser en plusieurs personnes, si c’est le président Bédié qu’il veut rencontrer d’abord avant d’aller vers le président Ouattara, l’essentiel, c’est qu’ils se rencontrent les trois. L’idéal serait qu’il rencontre en premier lieu le président Ouattara qui a permis son retour et après aller voir le président Bédié. Dans le cas d’espèce, c’est tout le sens du protocole et il le sait le président Gbagbo qui a été lui aussi président de ce pays.

Pourquoi certains ivoiriens s’obstinent-ils à faire demeurer des conflits entre ces trois leaders et opposer leurs familles politiques ? La Côte d’Ivoire ne doit plus accepter ces esprits grégaires et la justice doit sévir pour mettre de l’ordre dans la république.

C’est vrai qu’au tribunal on pose souvent la question sur le passé qui a produit le conflit avant de chercher à trouver le juste milieu pour le régler. Le président Gbagbo n’a aucun intérêt à faire ressurgir les vieux démons, mais juste pour restituer à l’histoire ce qu’elle devrait avoir pour qu’elle soit belle dans sa propre douleur. Pas besoin de faire paniquer quiconque car à force de vouloir se prémunir, on force ses suiveurs à retomber dans le réveil des faucons.

Tout est à porter de mains et les mêmes sont toujours là, pour activer le feu si les ivoiriens ne prennent pas de la graine. Ils ont sur le sol de ce pays tous leurs biens et de gros biens qui rendent les ivoiriens quasiment des employés à surveiller qu’à en profiter, car la Côte d’Ivoire contrairement à ce que beaucoup pensent, la France ne le lâcherait jamais.

Donc le combat de cette recherche de la vraie indépendance, de la vraie souveraineté, c’est avec la France qu’il faut voir qui met à la place du président qui, elle veut pour protéger d’abord ses intérêts. Gbagbo ne vient pas pour régler des comptes bien au contraire, pour aider à la consolidation de la paix et de la réconciliation. Plus de panique !

                                                   Joël ETTIEN

   Directeur de publication : businessactuality.com  

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