Côte d’Ivoire: Gbagbo et Ouattara ont-ils oublié les nombreux morts ?

Ils ont tout dit et tout fait, mais personne n’a compati aux milliers de morts pendant la crise postélectorale de 2010. Gbagbo et Ouattara ont-ils oublié les nombreux morts ?

Gbagbo et Ouattara ont-ils oublié les nombreux morts?

Il faut féliciter les deux acteurs politiques majeurs de la vie politique ivoirienne, Gbagbo et Ouattara qui ont su jouer ou respecter à la lettre les consignes de leurs communicateurs. Ils ont été simplement magistraux du haut des escaliers du palais et surtout, devant leur pupitre.

Les congratulations et la ferveur chaleureuse des accolades qui laissaient leurs visages illuminés comme des amoureux, distendus et rapprochés, après plusieurs années de conciliabule, indiquaient vraiment que les ivoiriens n’avaient plus besoin d’un autre cadre pour se parler et faire la paix. C’était magnifique et beau. L’histoire a retenu que ceux qui ont semé le conflit meurtrier, se sont raccordés.

Dans les discours, le président Ouattara a présenté ses condoléances les plus attristées à son jeune frère Gbagbo, pour la disparition de sa mère et du gardien du temple, Abdramane Sangaré. Beaucoup de familles victimes de ces atrocités, ont été oubliées dans cette compassion qui devrait être étendue à toutes les victimes.

Maintenant qu’ils sont passés à autre chose, effaçant le passé douloureux qui continue d’étreindre certains ivoiriens, nous osons espérer qu’au moins, une stèle marquera la mémoire de tous ces disparus.

Le 7 août prochain, date de la commémoration de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, il faudrait que le président Ouattara se souvienne d’eux pour leur donner la route du paradis pour le repos de leurs âmes.

La Côte d’Ivoire revient ainsi de loin et tous doivent l’applaudir malgré toutes ces balafres infligées sur son corps.

Ainsi, la CPI doit ranger dans ses placards son intention de réveiller les vieux cadavres par ses enquêtes pour situer de nouvelles responsabilités. Le débat a été clos le 27 au palais par le président Ouattara. Les ivoiriens qui ont attendu cette rencontre et qui l’ont obtenue, doivent passer à la vitesse supérieure et songer à leur avenir. Le passé c’est le passé et l’avenir, c’est l’avenir.

Les présidents Gbagbo et Ouattara ont montré leur grandeur et maturité politiques au monde entier. Or donc, des africains peuvent se parler quand ils sont en palabre sans forcément passer par le Quais d’Orsay ? Super !

                                                  Joël ETTIEN

       Directeur de publication : businessactuality.com

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