Côte d’Ivoire: Déjà à l’égard de KKB, les ivoiriens piaffent d’impatience.

Les ivoiriens attendent tellement la réconciliation, qu’ils piaffent d’impatience et commencent à douter du ministre Kouadio Konan Bertin, KKB.

KKB déjà trop attendu par ses compatriotes

KKB lui-même aussi est impatient sans doute de se voir doter de tous les moyens pour actionner la mise en place de sa stratégie. Le président Ouattara en le confirmant dans ses fonctions de ministre de la réconciliation nationale en y ajoutant la cohésion nationale, c’est qu’il manifeste à l’égard de KKB, un minimum de crédit et de confiance. Sauf qu’en la matière, les choses ne semblent pas aller vite comme le peuple le souhaite.

KKB a été reconduit. Il est conscient de l’attente croissante de ses compatriotes en matière de réconciliation et de cohésion nationales.

Pour ces sœurs et frères ivoiriens, déjà le ministre de la réconciliation nationale, devrait évoquer le cas des prisonniers politiques et militaires, le retour des exilés et leur intégration sociale, mais, on oublie que certains prisonniers sortent sous le silence ce qu’il ne le devrait pas. La communication à ce niveau doit aller avec les prises de décision politiques.

C’est toujours le même KKB, qui au plus fort de la crise, a été l’un des premiers politiques ivoiriens à se rendre à la Haye pour rendre visite au président Gbagbo et à son frère Blé Goudé et il n’a de cesse de prôner cette réconciliation-là.

Comme les politiques n’oublient jamais rien, alors le président Ouattara, lui a confié la gestion de cette délicate réconciliation nationale, mission difficile certes, mais pas impossible. C’est pourquoi, les ivoiriens doivent marquer du soutien et d’encouragement, afin que le président Ouattara lui fasse confiance et lui libère les franchises pour amorcer sa stratégie.

L’échec, si échec il doit avoir, il sera partagé avec le premier ministre et le président de la république lui-même, donc ils n’ont aucun intérêt à lui confier une coquille vide en ces temps de crise de confiance et lui soustraire toute la substance.

Pourquoi douter de lui, au moment où tout démarre ? KKB sait qu’il a sur ses épaules toute la nation entière à remettre en scelle pour amorcer un vrai décollage économique, social et culturel, donc, il n’a aucun doute à faire preuve de courage et d’abnégation pour atteindre ce but. Ces temps-ci, il y a aussi trop de bruits de bottes qui fragilisent la cohésion sociale, c’est pourquoi, tous les ivoiriens se doivent d’être vigilants et coopératifs avec les forces de l’ordre.

Il faut aussi que les arrestations arbitraires cessent et que mutuellement, tout le monde se fasse confiance, en donnant la main.

Le soldat égaré dans sa famille politique, le temps commence à lui donner raison quand il criait à son père Bédié, à prendre sa retraite politique et les laisser prendre les arènes du parti. Il n’a pas été écouté et aujourd’hui, le temps lui pleinement raison, donc comme disent, les autres, il est un homme averti et éclairé pour tout ce qui touche à la nation.

C’est trop tôt de demander à KKB de faire des comptes, que le peuple patiente, c’est une course de fond et non du sprint. Les uns et les autres doivent mettre du sien, pour arriver à la fin, à redonner le sourire à tout le monde.

Qu’est-ce qui prouve qu’il n’est plus chaud pour faire partie du convoi du président Gbagbo et de Blé Goudé pour leur retour au pays natal ? Tout ça fait partie, de la réconciliation.

                                                           Joël ETTIEN

                 Directeur de publication : businessactuality.com

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