Côte d’Ivoire: Le militantisme de conviction n’existe plus.

Le militantisme n’a plus de conviction, il est devenu alimentaire qui obstrue. Depuis un certain moment, on entend ou on lit sur les réseaux sociaux, certains militants du pouvoir se plaindre de ce qu’on ne leur trouve pas du travail, et ils menacent de claquer la porte. A ce que nous sachons, les prophètes mondiaux, Bouddha et Mohamed, ne sont pas descendus pour régler individuellement les problèmes personnels des fidèles, mais leurs temples sont toujours remplis. Les fidèles ne condamnent pas leurs prêtres, imams et les ministres de ces dieux de les avoir trahis, mais tous les dimanches et vendredis, les lieux de prière refusent des fidèles; pourquoi en politique on fait du chantage ?

Le militantisme change de vêtement

Le parti au pouvoir en Côte d’Ivoire avait procédé à l’achat des consciences, surtout, ceux qui criaient sur la toile à coûts de milliers d’euros. Et comme un puits qui tarit, ceux-là se croient détenteurs de levier à produire de l’argent sans efforts. On lit et on entend des idolâtres crier sur les réseaux sociaux, mais on dirait que les acheteurs ne font pas d’eux des priorités et ils menacent de quitter le navire.

Quand on fait la promotion des nuls, croyant faire d’eux des éclaireurs, voilà ce que ça donne: des injures, des secrets qui voient le jour, et du dénigrement. C’est vrai qu’ils ont raison parce qu’ils ont cru que sans eux le parti n’aurait pas de victoires mais ils se rendent compte du contraire. Ils ont abdiqué.

Il faut que le pouvoir s’intéresse aux vraies valeurs pour les appuyer dans leurs efforts de s’émanciper. Chasser le naturel, il revient toujours au galop. Si le pouvoir en a tiré des leçons, il n’est pas trop tard de revenir sur des vraies valeurs qui peuvent faire leur promotion à travers leurs efforts qualitatifs au quotidien.

Nous prenons l’exemple des supporters des équipes de football qui ne connaissent pas physiquement les joueurs, mais contribuent par des cotisations, l’achat des gadgets, qui ne se plaignent qu’en cas de défaite, mais ne baissent pas les bras. Voilà, ces milliers de fans de Drogba qui le suivent sans exiger de contrepartie, mais pour cet amour à lui témoigner, sont prêts à mourir pour lui. Que gagnent-ils ?

C’est seulement en politique et surtout en Côte d’Ivoire, on crie en longueur de journée avec des menaces que « si, on ne me trouve pas du travail, je quitte le parti, mais de quel projet, ont-il déposé et qui n’a pas de suite favorable, pour calomnier ? « 

                                                   Atchory Alexandre

                                            Correspondant à Abidjan

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