Côte d’Ivoire: Qui plaindre entre l’état ivoirien et les libanais à propos de l’emploi ?

Qui il faut plaindre entre les libanais et l’état ivoirien? Est-ce que la jeunesse ivoirienne sent dans son quotidien les marques de l’état ivoirien ? Dans les faits non, car beaucoup sont des laisser pour compte et leur journée semble sans lendemain. Il faut passer à la phase concrète de tant de projets promis à cette jeunesse ivoirienne qui fait plus pitié qu’envie de la voir marcher sur le sol dans son propre pays, dont elle se sent étrangère. Cette jeunesse au risque de se voir spolier de son avenir peut être un danger pour l’avenir.

Que fait l’état ivoirien pour l’insertion de la jeunesse ?

Ils sont très nombreux qui marchent sans savoir où ils vont et à quoi s’accrocher. Comme des naufragés, chacun attend pour s’accrocher à la petite branche pour résister au courant fort qui s’en prend à sa vie. Les jeunes ivoiriens semblent ne plus avoir d’avenir et comme le pouvoir les a tous traumatisés, personne n’ose ouvrir la bouche, pour dire ce dont il a mal.

Le malaise est profond et visible. De Yopougon, en passant par Adjamé, le nid des désœuvrés violents qui s’en prennent aux usagers, en arrivant à Abobo, considérée comme étant, la loge des microbes, les jeunes ivoiriens, sont sans avenir.

Sous ce soleil naturellement bénéfique à tous et dont certains en rêvent, ils ne sont pas capables de démonter qu’ils vivent dans un océan de richesses pour produire des dividendes.

La parole a assez longtemps servi de s’imposer, mais dans le concret, les jeunes ivoiriens souffrent. Sans cesser de le répéter, beaucoup de diplômés qui cherchent des stages, n’en trouvent pas, s’ils n’ont pas de connaissance, dans les entreprises ou dans les grandes sociétés d’état et le temps crame leur espoir qui réduit la substance crédible de leurs diplômes et l’âge passe.

C’est un problème récurrent dont le pouvoir doit véritablement en prendre compte, parce qu’il n’est pas normal de voir des milliers de jeunes flâner sans aucun espoir de trouver stages et emplois.

Le silence complice de l’état ivoirien

A Yopougon, dans la zone industrielle, les libanais font leur loi sans que le pouvoir puisse les influencer à avoir un peu d’égard à ces jeunes. Tenez, j’ai rencontré hier, un jeune qui se plaint que depuis plus de 3 ans, il travaille chez des libanais et ceux-ci n’osent pas lui proposer, un contrat. On lui donne 3 mois de congés quand il fait 11 mois de travail, parce que ces libanais, ne veulent pas payer trop d’impôts, ne veulent pas déclarer leur personnel surexploité à la CNPS pour leurs droits de retraite, il y a trop de pression sur ces jeunes. Quelle est cette connivence entre l’état et ces libanais pour qu’ils se croient les maitres de l’économie ivoirienne ?

Non seulement ils ne sont pas bien payés, ces jeunes et certains ne touchent même pas, le SMIG et travaillent dans des conditions difficiles où la chaleur et les bruits des machines, les rendent sourds à la fin. Il faut que l’état ivoirien revoit cette force manipulatrice de ces libanais qui se disent les propriétaires de l’économie ivoirienne.

L’écart se creuse et quand le fossé sera grand et que les consciences vont s’éveiller, l’état lui-même aura récolté les fruits de cette marne d’aigris dont les jours sans espoirs, pourront les regrouper pour former un ou des clans de protestations. A quoi servent le ou les ministères en charge de l’emploi et du social ?

                                                          Joël ETTIEN

                   Directeur de publication : businessactuality.com

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