Côte d’Ivoire: La jeunesse ivoirienne, est-elle sacrifiée?

Quand on voit la jeunesse ivoirienne sans aucune ambition, à quoi ont servi leur éducation scolaire et universitaire et leur formation, pour que celle-ci, flâne dans les rues et se livrent à la consommation abusive de l’alcool et de la drogue ?

Quels horizons pour la jeunesse ivoirienne ?

La jeunesse ivoirienne qu’on voit dans les rues, manque de vision et d’ambition et attend toujours les périodes des élections pour se donner un peu d’activités, en suivant certains candidats. Ils sont tous les placeurs de chaises et de bâches moyennant quelques petits billets roses de banque et leur journée est gagnée.

Pendant que dans certains pays, les jeunes sont dans des laboratoires de recherches, l’ivoirien, déambule dans les rues d’Abidjan, à la recherche de la consommation de l’ivresse pour se détruire. Dans les après-midis, leur seule préoccupation, c’est le délice et la joie. A les voir marcher, beaucoup n’attendent que la fin de la journée pour aller dormir, la bouche puante de drogue et d’alcool.

Quand dans un pays en voie de développement, sa jeunesse n’a pas été stimulée à l’audace, au risque et à la recherche de la technologie et à qui on offre, le plaisir comme source d’épanouissement, ce pays se livre aux investisseurs étrangers qui l’exploitent. Sans compter leur incohérence verbale et les fautes grammaticales et d’orthographes dans leurs écrits, la jeunesse ivoirienne, ne sait pas où elle va et à quoi, elle doit servir.

Ne respectant aucune consigne de sécurité sur les routes, ils transpirent tous comme s’ils avaient des préoccupations majeures à faire, eh bien, non, ils cherchent des endroits pour fumer ou boire, filles comme garçons.

L’état semble faillir à cette mission régalienne et toute une jeunesse risque de se démarquer du développement du pays, parce qu’ils n’ont aucune qualification et aucun emploi. Les quelques rares qui veulent prendre leur envol, ne trouvent pas de stages, encore moins, des entreprises pour les embaucher.

Quand on leur demande le motif de cette défaillance insouciante, ils vous répondent qu’ils n’ont plus de vision car le pouvoir ne les calcule pas et qu’ils sont les laisser pour compte. La sève nourricière du développement d’un pays, qui se livre à la consommation de la drogue et de l’alcool, est-ce que cela peut être rattrapé ?

Que faire de cette frange de la société ? Elle n’a acquis aucune formation de qualité, avec des diplômes de peu de valeur, la jeunesse ivoirienne, court le risque d’abandon.

Alors, nous posons la question de savoir, sur quelle base cette jeunesse a été instruite et à quel dessein ? Faites un tour dans les universités ivoiriennes, vous aurez la peine de constater qu’on dirait que dans le partage des biens du pays, la jeunesse ivoirienne, n’a pas été associée. Les amphithéâtres sont vétustes, dégarnis de matériels didactiques, aucun laboratoire pour stimuler le talent et le génie de ces jeunes.

Comment peut-on accepter que les élèves dictent leurs lois à leur ministre de tutelle sans craindre de représailles ? On a cette nette impression que le pouvoir, a sacrifié cette jeunesse, mais pourquoi ?

                                                           Joël ETTIEN

                             Directeur de publication : businessactuality.com   

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