Côte d’Ivoire: Pourquoi ne pas immortaliser les martyrs ?

N’est-il pas temps de repenser à une nouvelle forme de langage pour véhiculer la culture ivoirienne ? L’histoire de la Côte d’Ivoire a été rasée par les différentes crises militaro-politiques qu’elle a vécues. Pendant qu’on cherche à se réconcilier, pourquoi ne pas repenser à un nouveau jargon, une nouvelle vision pour interpréter la nouvelle vision de la tradition ivoirienne ?

Quelle place pour les martyrs en Côte d’Ivoire

Il faut repenser à un nouveau baptême politique ivoirien, à commencer par la culture. Pour éviter et enseigner l’histoire, il y a des grands symboles qui doivent participer à l’éducation. Ainsi, faut-il changer tous les noms européens qui occupent les monuments, les voies et autres structures du pays.

Dans tous les pays du monde qui ont traversé pareils moments tristes, les autorités construisent des stèles, donnent les noms des symboles aux martyrs, avec des petites légendes pour faire connaître ce que l’histoire a laissé comme séquelles. En France par exemple où il n’y a aucun nom africain, en dépit de ce que les africains ont apporté à cette France, elle n’a jamais voulu immortaliser un seul nom des héros dans leur histoire, pourquoi donc les africains affichent ce complexe à imposer des lugubres noms européens qui ont en plus détruit l’Afrique ?

Dans chaque région ivoirienne, il y a des monuments, des rues, des bibliothèques, des terrains de jeux, est-ce qu’il n’y a pas eu de ressortissants qui ont marqué cette région pour les mettre à l’honneur et apprendre leur bravoure sous forme de légende pour que la jeunesse s’en inspire ?

La Côte d’Ivoire sous Ouattara grandit, mais elle ne laisse pas de traces pour marquer le passé douloureux de ce pays. Jusque-là, le président Houphouët Boigny n’a pas stèle en son nom, est-ce normal ? En face de la gare lagunaire de la commune du Plateau, une stèle a été érigée, soit disant qu’elle s’apparenterait à Nelson Mandela, ce qui est faux, puisque la tête de cette statue ne dit rien. Ces créateurs auraient érigé celle du président Houphouët, ils auraient ajouté à la culture ivoirienne une sève nourricière, mais hélas, les ivoiriens sont friands de ce qui leur vient de l’extérieur. Dans chaque ville, il y avait des héros. Prenons l’exemple de Philippe Yacé, le maire de Jacqueville, aurait érigé une grande place au beau milieu de la ville, il servirait à nourrir le tourisme, mais, ils dépensent l’argent du contribuable à d’autres fins, non importantes.

A Gagnoa, le martyr Kragbé Gnagbé, ferait son apparition à un grand carrefour de la ville, bien éclairé la nuit, qui participerait à l’éducation des jeunes. 

Les ivoiriens continuent de bosser par cœur l’histoire des autres nations que de se formater eux-mêmes leur propre histoire. La ville d’Abidjan se construit, mais sans aucun monument pour traduire l’histoire. Les anciens sous les autres pouvoirs ont été détruits et défigurent la vue dans cette belle cité des lagunes. Les exemples sont légions et les députés doivent encourager ces genres d’initiative culturelle afin d’apporter une vraie leçon qui alimente l’éducation des jeunes.

Pour ces nouveaux stades qui sont en train d’être construits, nous espérons que certains porteront au moins le nom des ivoiriens sportifs qui ont marqué le temps légendaire.                                                     

Joël ETTIEN
                                  Directeur de publication: businessactuality.com

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