Côte d’Ivoire: quand un peuple n’a pas droit à son sol, il se perd.

La politique de rattrapage du président Ouattara, n’est pas seulement que politique, mais plus… Quand un peuple n’a pas droit à son sol, il se perd.

La politique de rattrapage prive le peuple de son droit

Au cours de leur face à face à la télévision nationale, lors des élections de 2010, le président Gbagbo disait à M. Ouattara qu’il était menteur, un gros menteur. Les ivoiriens d’alors, s’étaient jetés sur le président Gbagbo, considérant ou prenant M. Ouattara, comme un demi-dieu, un messie. Tout nouveau, tout beau !

Le temps avançant, M. Ouattara a commencé à s’ouvrir pour qu’on le connaisse mieux, mais les difficultés font face à la mémoire des ivoiriens, qui ne voient plus loin et bien. Les pratiques de ce dernier les épuisent tellement qu’ils sont occupés à lutter pour leur survie quotidienne. Ils n’ont plus le temps de voir et poser des vraies analyses pour comprendre les signes du temps Ouattara.

Sans dénigrer le concerné, je vais poser des équations. Sur le plan économique, tout a échappé aux ivoiriens et tout échappe aux ivoiriens. A tous les grands postes d’enrichissement, on ne trouvera jamais, un vrai ivoirien de souche. On peut être ivoirien parce qu’on a un parent ivoirien, ou avoir choisi de vivre sur la terre des ivoiriens.

Nous avons aujourd’hui, des dioulas de Daloa, des dioulas d’Abidjan, des dioulas d’Agboville, les dioulas de Bongouanou, etc… Mais est-ce qu’il y’a des agni de Korhogo, un bété d’Odienné, un adioukrou de Samantiguila? Cependant ce brassage de peuple a enrichi, la Côte d’Ivoire. La politique n’a pas pu prendre des dispositions pour protéger le peuple ivoirien et le temps l’ a exposé à l’expropriation.

Le peuple ivoirien perd son sol…

Sans vouloir réveiller des cadavres, je voudrais attirer leur attention et faire juste un constat. Pour tous ceux qui sont à Abidjan, tous les terrains sont entrain d’être occupés par des libanais, gros commerçants, parce que justement, là aussi, il y a un piège. C’est l’ACD (l’arrêté de construction définitive.)

 Quel ivoirien, peut-il l’obtenir aussi facilement ? Mais, les autres qui sont de connivences avec le système, maîtrisent et connaissent les rouages. La terre ne peut pas appartenir à celui qui la met en valeur, non, voilà la source de tous les problèmes des ivoiriens, quand le président Houphouët Boigny avait sorti cette phrase.

Pourquoi, il n’a pas accompagné ce qui est devenu, aujourd’hui, une peste, un choléra, un nœud gordien pour le peuple ivoirien, qui est parfois obligé de solliciter le concours d’un étranger pour l’obtention de son titre de propriété ?

ACD?

 L’ACD en question, est ce gros piège dans lequel les propriétaires ivoiriens se retrouvent et sans lequel, personne ne peut se permettre d’acheter ou construire une maison sur son propre terrain. L’ACD est la pièce d’identité du terrain. Pour l’avoir, c’est la croix et la bannière et dans le mois, il serait très difficile que le ministre de la construction, en signe même deux. Mais pourquoi ?

Du coup, les petits agents de son ministère, sont devenus les roitelets qui s’empiffrent dans la douleur des pauvres propriétaires et c’est encore eux, qui alimentent la filière, dans le mystère de leur magie et s’engraissent sur le dos des pauvres ivoiriens qui finissent par jeter l’éponge, en bradant leurs terrains aux étrangers commis à cet effet. Récemment, le ministre de la construction M. Bruno Koné a été invité sur le plateau de la RTI, mais jamais, ce problème ne lui a pas été posé, comme si l’émission avait été de connivence préparée d’avance avec l’invité.

Sans rien dire, quand ils vont finir d’occuper les terrains de la capitale, ils vont descendre dans les autres villes, si ce n’est encore fait. Voilà les signes grippaux de la politique de la théorie du remplacement démographique, mise en place par le système Ouattara. Un étranger qui occupe une terre, pour l’exploiter, il est obligé de faire venir tous ses parents et plus tard, il en devient le propriétaire. C’est quelle aberration de vouloir linguistiquement, de manière verbale, attribuer des terrains à ceux qui la mettent en valeur et qui en deviennent, les propriétaires pour occuper des vies ?

Qu’on nous dise, pourquoi la terre ivoirienne a été arrachée aux ivoiriens pour les redonner aux étrangers et les opposants ivoiriens, ont tout fait pour limiter leur vue sur la rondeur de leur ventre ?

Maintenant qu’on distribue des pièces d’identité dans certaines contrées et le pouvoir fait croire qu’elle est payante dans les zones qui ne lui sont pas acquises, pendant ce temps l’opposition prend son temps, assise dans des fauteuils douilleux à animer des conférences de presse et organiser des meetings pour se dégouliner les jambes.

Le pays ivoire va mal et j’ai l’impression que le mal surpasse le président Ouattara commis à cette tâche. Que vaut une nation, quand les autochtones n’ont pas le droit de leur propre sol ?

Comme si les ivoiriens, sont assis dans l’obscurité sur un gros trou qui finira par les engloutir un matin dans leur sommeil comateux, quand le moment sera venu. Il n’est pas loin, ce moment !

                                                                                  Joël ETTIEN

                           Directeur de publication : businessactuality.com

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