Côte d’Ivoire : Si la justice fait l’économie de ses enquêtes, le peuple sera toujours paniqué.

Insécurité en Côte d’Ivoire, quand la justice joue dans le silence de ses prises de sanctions, le pays se livre à toutes sortes d’attaques et attire les vautours.

La justice ivoirienne muée dans un silence

La justice ivoirienne qui est en proie à l’insécurité doit jouer ouverte en livrant les sanctions prises à l’encontre des contrevenants, car tant qu’elle permet l’économie de ses enquêtes, le peuple sera toujours dans la panique, donnant l’impression qu’il n’est pas en sécurité et plus tard, ce même peuple, se bâtira sa propre autodéfense et nous irons tout droit dans le désordre.

On n’accuse pas ici la justice ivoirienne, mais au regard de la recrudescence du grand banditisme, il faut qu’elle parle tous les jours pour rassurer. On a lu que certains caïds de la drogue, qui ont été arrêtés, seraient partis du pays et si de telles informations germent dans l’esprit des ivoiriens, le doute peut planer. 

Il y a des morts qu’on pouvait éviter. Par contre, la police ivoirienne travaille sans relâche en traquant et en livrant les résultats de ses enquêtes à la justice.

Dans un pays normal, on mène des enquêtes sur des fortunes qu’on brandit sur les réseaux sociaux. Des prostituées qui servent de modèles en brandissant leurs fortunes, la justice les auditionnerait pour voir si ces médiocres paient leurs impôts par exemple.

L’acquisition du gain rapide et facile dénature la vie en Côte d’Ivoire. On célèbre plus les médiocres qui attirent les autres à vouloir faire pareil et on assiste à des rituels humains. Comment pour avoir de l’argent, on peut vendre sa propre sœur qu’on égorge devant soi ? Non seulement, l’auteur doit être mis aux arrêts mais aussi doit indiquer le chemin de ses complices, sinon, demain, cela va se perpétuer.

Les ivoiriens ne sont plus en sécurité. On prend le sang frais de l’homme pour servir d’avoir, parce que justement, on ne récompense plus les efforts. L’école a perdu ses valeurs et elle se cherche. Pourtant, le pays se porte bien.

Quand un pays se porte bien comme c’est le cas pour la Côte d’Ivoire, si la justice ne sévit pas, le pays s’expose à l’invasion des vautours.

La justice ivoirienne doit avoir sa tribune à la télévision nationale pour informer au jour le jour de ses efforts par les sanctions prises à l’encontre des fauteurs et des criminels. En faisant l’économie des actes pris dans les prétoires, les autres croyaient qu’elle ne faisait rien et continuaient leurs basses besognes. C’est pourquoi, elle doit agir dans ce sens.

                                                        Atchory Alexandre

                                                 Correspondant à Abidjan

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