Côte d’Ivoire: Tom D. Genèse, artiste reggae man : « Je veux servir d’exemple aux microbes »

 

* Ces propositions au gouvernement et aux familles

Tom D Genèse est une figure de proue du reggae ivoirien. Digne fils du Boukani et du Gontougo, cet artiste épris de paix et de bonté signe son come -back avec un opus fustigeant le comportement malsain des enfants contre la loi. A coeur vaillant, l’artiste engagé nous parle de ses préoccupations.

Alité, il y’a quelques jours, la scène semble vous manquer ?

Tout juste des petits deals ratés.

 

Qu’est ce que vous appelez petits deals par exemple …

Par exemple, jouer dans les espaces reggae. On voulait vraiment remplir notre temps en ces vacances.élomanes pour ces vacances

 

Que prévoyez-vous pour ces vacances d’été?

Mon staff goupille actuellement. Pour qu’on joue dans les espaces reggae. Ensuite, il y’a Yop reggae festival qui nous a retenus pour le mois d’août prochain. Mon staff et moi allons profiter pour faire la promotion de mon maxi single.

 

De quoi parle votre opus ?

Mon coffret musical parle de l’insécurité dans le pays. Et de l’unité et l’intégration africaine.

 

Que pensez-vous aussi de la nouvelle vague de bantits composés d’enfants ? Quel est votre regard  alors sur ce sujet ?

C’est vraiment inquiétant. Ils augmentent de jour en jour. Les parents ont démissionné. Les parents doivent faire des efforts. Ce n’est pas parce qu’on est pauvre qu’on doit abandonner ses enfants dans la rue. Quant aux autorités, elles doivent sensibiliser et leur trouver des petits métiers.

 

Le gouvernement multiplie pourtant des actions sur le terrain…

Les enfants s’en sortent par ses efforts.

 

Ce n’est pas ce qu’on constate…

Le gouvernement doit trouver des solutions par ses mairies. Chaque commune peut intégrer ces enfants, grâce au soutien du ministère de l’intérieur. Les enfants ne peuvent pas préférer les rues si la répression est sérieuse. Chaque quartier et famille doivent faire des efforts. Si des maisons ont été détruites, ce ne sont pas des enfants qu’on ne peut pas maîtriser.

 

Ne craignez-vous pas pour votre sécurité ?

Pas du tout. Moi-même, j’ai grandi au ghetto. Je veux leur servir d’exemple.

 

Pensez-vous que votre message est-il réellement écouté par les concernés ?

Ils écoutent beaucoup le reggae. C’est la musique du ghetto.

 

Connaissez-vous le ghetto ?

Je suis un pur fruit du ghetto.

 

Que faut-il faire de plus pour éradiquer ce phénomène ?

Je pense que les parents doivent faire un peu d’effort.

 

Réalisé par Aimé Dinguy’s N, correspondant permanent à Abidjan

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