France-Afrique: A quand le transfert de la technologie pour la transformation des matières premières ?

Quand est-ce que la volonté politique interviendra dans la transformation des matières naturelles pour que les autres peuples puissent respecter les africains ?

La France a-t-elle plongé ses colonies dans un retard ?

La politique du transfert de la technologie a été un gros handicap et un  échec cuisant pour la France pendant ses traités avec ses anciennes colonies. Du coup, les autres pays anglophones ont marqué le pas sur les autres, de l’espace francophone. Aujourd’hui, le constat est alarmant et les ressortissants de ces pays francophones sont en retard, restant toujours scotchés à la consommation extérieure avec ses risques et dangers. Il faut que les pays africains francophones puissent avoir ce courage de cette affirmation de vouloir trouver de nouveaux alliés ou partenaires avec qui, ils doivent développer la transformation de leurs matières premières naturelles.

La Côte d’Ivoire seule nourrirait toute la sous-région si ses ressources naturelles étaient transformées localement. Le premier pays producteur au monde de cacao, elle n’est pas capable jusque-là de transformer ce produit adulé dans le monde entier, au point où, des pays comme la Suisse qui ne connaissent pas les conditions dans lesquelles les pauvres parents paysans vivent, sont les plus grands producteurs de chocolat.

Ce paradoxe, il faut avoir ce courage de le dénoncer et le remettre en cause afin que les planteurs ivoiriens et leurs familles puissent connaître le bonheur, et de permettre aussi aux ivoiriens d’en manger et d’en vivre. La France sur ce sujet, ne sera jamais prête à le faire; alors pourquoi s’accrocher à une telle alliance avec ses accords de coopération qui ne profitent ou n’ont profité qu’ à la seule France ?

Un pays qui vit sous perfusion extérieure, livre sa population à des risques énormes car n’ayant pas les appareils pour le contrôle de la qualité de ces produits importés. 

Une année, la Côte d’Ivoire avait accepté un bateau de riz avarié, impropre à la consommation et avec la complicité de certains barrons, la population a consommé ce riz mortel qu’on leur donnait sous la forme de dons. Le président africain qui sera capable de se tourner vers des nouveaux partenaires pour d’abord, lui transférer sa technologie pour transformer localement ses propres ressources, rentrerait dans l’histoire.

Nous osons espérer qu’avec sa réélection à la présidence française, Emmanuel Macron pourra avoir ce courage d’aborder toutes ces vraies questions, auquel cas, cette France perdrait tous ces privilèges à la longue. Il faut transformer les matières premières africaines sur le sol africain et surtout pour la Côte d’Ivoire, les ivoiriens n’auront plus besoin d’aller servir de main d’œuvre en France ou mourir sur les eaux.

Tous ces constats font partie des revendications qui poussent certains pays africains à vouloir se tourner vers les pays émergents qui veulent leur offrir ce bien-être. Tout cela est lié avec le courage et la volonté politiques.

                                                      Joël ETTIEN

                     Directeur de publication: businessactuality.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.