Mali: Le manque de solidarité tue l’Afrique.

L’individualisme tue les pays africains et les fragilise dans leur développement. Le Mali subit tout seul un combat qui, logiquement, le devait avec l’ensemble de tous ces pays qui parlent la langue française; hélas ce sont ses propres frères africains qui cherchent à lui nuire dans son noble combat pour sortir d’une coopération servile.

Mali abandonné par ses frères de la sous-région ?

Le combat que mène le Mali contre la France est logique. Tous les autres devraient l’aider à sensibiliser cette France afin de lever le pied sur certains accélérateurs. Mais non, ce sont ses propres frères qui le combattent pour faire plaisir à la France, sachant très bien qu’elle n’est pas prête à remettre en cause ses gros intérêts.

Tous les africains attendent de voir qui dans le gouvernement français aura la charge de sa coopération avec l’Afrique. Si c’est le même Jean Yves Le Drian, la France perdra tous ses privilèges, parce que cette nouvelle Afrique n’ a plus besoin d’arrogance, ni de mépris. Aucun des présidents africains n’est capable de remettre sur la table la révision des accords sclérosés entre les pays africains francophones et cette France, et le monde évolue, les africains sont encore dans la mendicité intellectuelle et la soumission. Ils voient tous que ce que fait le Mali est juste et bon mais personne pour se lever et aller l’appuyer, si ce n’est pour le combattre pour faire plaisir à cette France.

Le Mali lutte contre non seulement contre la France et contre ses propres frères et amis. Toutefois, il tient parce que toute la jeunesse africaine le soutient, même si elle n’a pas le dernier mot.

L’individualisme en Afrique tue ce continent qui a trop de ressources et qui baigne dans la misère et la pauvreté. Si la Côte d’Ivoire, le Togo, le Bénin, le Burkina Faso, le Niger, la RDC, le Congo Brazza, le Cameroun, le Gabon etc, se mettaient dans cette émergence de remise en cause, la France allait céder et reconnaître ses erreurs qui persistent depuis plusieurs décennies.

C’est à partir de ce constat que la France continue son hégémonie. Quand le président Gbagbo avait le dos au mur, aucun pays africain n’avait voulu le défendre publiquement, si ce n’est piteusement en coulisse. Il faut que cela cesse et que les africains soient solidaires et ce n’est qu’à partir de cette force que les nations les respecteront. Il n’est pas encore trop tard de réveiller cette solidarité, c’est pourquoi, tous doivent quitter la peur.

Tous les espaces politiques financés par la France qui font croire qu’ils sont créés pour protéger et défendre les africains comme leur fameuse CEDEAO et l’UA (l’union africaine), ne sont que des vues d’esprit.

Il faut aussi que les chefs d’État africains puissent prendre l’initiative de provoquer par eux-mêmes des sommets pour débattre de ces sujets importants, au lieu de s’isoler pour être plus fragiles. Il faut que cette partie francophone de l’Afrique soit forte et pour y parvenir, c’est dans l’union et non dans la solitude. Il ne faut pas blâmer le Mali, il mène un combat de libération qui peut susciter même des remises en question sur tous les sujets importants qui fragilisent ces africains. C’est ensemble avec les cinq doigts de la main qu’on peut vaincre la misère qui n’est pas une fatalité.

Koné Bintou

                                      Correspondante Afrique de l’ouest

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.