Côte d’Ivoire-Réconciliation: Il faut soutenir les actions du ministre KKB.

Réconciliation nationale ivoirienne, parlons-en. Les ivoiriens trainent les pieds pour aller à la réconciliation dans leur propre intérêt. Pour en arriver à créer un ministère de la réconciliation, le président ivoirien, Alassane Ouattara, a dû faire plusieurs acrobaties. Il a expérimenté avec des structures de rassemblement et il aurait fallu que Kouadio Konan Bertin dit KKB, arrive à la tête de ce ministère pour redonner de la vigueur et de l’assurance aux ivoiriens. Aujourd’hui, les ivoiriens se parlent, mais ils peuvent encore faire d’autres efforts.

La réconciliation nationale, un effort de tous

Les conflits fonciers trouvent des solutions car on ne les laisse plus prospérer. Dès que le ministre de la réconciliation entend qu’il y a des tensions sociales quelque part sur le territoire, il s’y rend pour les désamorcer. Il projette d’organiser à Duékoué, la ville traumatisée par les crises, la journée nationale de la paix qui va se tenir le 8 novembre 2022. Cette journée avait pour capitale la ville natale du premier président ivoirien, le président Houphouët Boigny, Yamoussoukro, et la déplacer à l’ouest, serait un gros défi pour le ministre KKB.

La France qui était considérée comme le refuge des ivoiriens les plus meurtris et avec leur liberté d’expression, les parents des victimes qui y vivent, très remontés en son temps, ont donné, la volonté et leur disponibilité au ministre KKB de leur parler sincèrement avec son cœur, le dimanche 15 juin dernier. 

Les ivoiriens n’ont pas le choix que de se parler en frères et sœurs. Beaucoup ont compris l’essence de cet exercice. Pour ceux qui sont ou qui vont dans les églises, il est écrit dans les livres saints, que Jésus disait à ses fidèles, laissez les morts enterrer les morts. C’est vrai qu’une guerre n’est pas un théâtre de joie, mais il faut en tirer les leçons pour préserver ceux qui vivent. La vie est faite de haut et de bas et heureusement que tous commencent à comprendre qu’il n’y a rien dans la haine, pour obscurcir l’avenir.

La réconciliation est en marche en Côte d’Ivoire. L’avenir va s’offrir à nouveau aux ivoiriens et ils doivent en jouir, pour leur bonheur et leur progrès. Ce que nous constatons et au regard des budgets alloués aux ministères, celui alloué au ministère de la réconciliation adoubée à la cohésion nationale est très peu, 3 milliards de francs pour l’immense tâche sur le terrain.

Aujourd’hui, les exilés politiques sont en train de rentrer au pays, surtout, le président Gbagbo et la remise du passeport du Blé Goudé. La réconciliation est en marche et comme un train, il ne faut pas le rater. Si les ivoiriens ne se donnent pas à l’apaisement, qu’ils sachent que personne ne viendrait le faire à leur place, c’est pourquoi, ils n’ont pas le choix. Si, nous parlons de ce sujet sensible, c’est parce que les ivoiriens semblent ne pas avoir compris l’essentiel de leur union, à entendre certains sur les réseaux sociaux. Le cadre national, sous la forme d’un forum, concertation, comparaison, n’étant pas raison, leur propre modèle peut servir de cas d’école chez les autres, comme le cas de l’Afrique du sud.

Il faut aller à la réconciliation et à la paix, c’est le seul sacrifice que chaque ivoirien doit consentir et ils ont un ministre qui se dévoue à cette tâche. Ils doivent le soutenir et ils auront tout à gagner. Les ivoiriens sont un peuple exemplaire, s’ils se décident, ils y arriveront et il ne faudra pas compter sur les politiques sur ce sujet qui ont tous failli et si KKB s’y déploie, ils doivent converger vers ce but et se départir de tous les préjugés négatifs. Nous avons parlé de réconciliation, que l’ivoirien comprenne que personne d’autre ne viendra le faire à sa place.

Joël ETTIEN
                                Directeur de publication: businessactuality.com

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