Cameroun: et le Cameroun arrache la gestion du port au groupe français Bolloré et renfloue ses caisses.

Bolloré et ses démêlés au Cameroun

Le Cameroun récupère le port autonome de Douala-Bonabéri

En service depuis le début du mois de janvier 2020, la Régie du Terminal à Conteneurs du Port Autonome de Douala-Bonabéri se porte plutôt bien, d’après le site camerounweb.

Malgré la suspension de ses activités prononcées par la justice, Régie du Terminal à Conteneurs du PAD continue de tourner à plein régime, d’après l’auteur. Dans les caisses de l’état, déjà plus de 20 milliards de frs cfa que le Cameroun enregistre en un mois de service, contre 2.5 milliards que DIT de Bolloré reversait au Cameroun quand il avait la gestion du PAD. Des statistiques qui renforcent les travaux menés par le DG du PAD, Cyrus Ngolo, qu’il faut féliciter.

Les temps changent en Afrique. Au Bénin, juste après l’élection présidentielle remportée par le candidat Patrice Talon, il avait refusé de concéder la gestion du port, le poumon de l’économie de son pays, au groupe français Bolloré et depuis, les caisses de l’état se portent mieux.

L’économie camerounaise respire mieux

Maintenant c’est le tour de la prise de conscience au Cameroun. La gestion du port de Douala, vient d’être arrachée au groupe Bolloré. Par mois, le port rapporte plus de 20 milliards et pendant de décennies, les français se sont enrichis sans même reverser la moitié aux camerounais. Sur les 20 milliards, seulement 2.5 milliards lui étaient versés. C’est-à-dire que le groupe Bolloré empochait plus de 17 milliards par mois. C’est énorme et méchant.

Les deux ports ivoiriens rapporteraient plusieurs milliards par heure est-ce que l’état de Côte d’Ivoire perçoit même pas le tiers?  

Comme une histoire, il y a un début à tout alors, pourquoi les états africains qui subissent la dictature du groupe Bolloré, ne se retrouvent pas pour tirer les grandes conclusions de ces exploitations abusives et y mettre fin ?

Le Cameroun sort de l’étreinte Bolloré

Pendant longtemps, le groupe Bolloré s’est permis de s’interférer dans les choix des présidents africains francophones, en les imposant. Si les africains ne veulent plus du franc cfa, voilà des sujets qui ruinent l’économie dont il faut en parler.

Au Bénin, il y a eu un appel d’offre pour la construction du chemin de fer reliant le Niger et le Bénin, le groupe Bolloré sans constituer de dossiers, voulait s’imposer, grâce à la vigilance du président Talon, le groupe a perdu l’offre et il s’était même permis, de porter plainte à l’état béninois, quelle audace.

Nous venons ici, féliciter le Cameroun pour ce courage déterminant qui doit faire un cas d’école de s’affranchir pour apporter les recettes de leur port à l’amélioration des conditions de vie des camerounais, dont en retrouve sur les eaux entrain de mourir, fuyant la misère.

Aux responsables de la gestion du port, qu’ils fassent en sorte d’investir pour créer des emplois aux jeunes pour les rassurer à rester sur place afin de participer au développement de leur pays.

Pour cette leçon de morale, nous voudrions interpeller tous les chefs d’état africains d’avoir ce courage pour remettre certains accords avec la France, en cause au bénéfice de leurs compatriotes.

                                                                                           Joël ETTIEN

                                Directeur de publication : businessactuality.com

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