Carmen Fifamè, écrivaine : « Le Vodoun est une richesse inestimable que les Ivoiriens doivent découvrir »

 

Auteure de trois ouvrages dont un roman, un recueil de poèmes et un essai dans le domaine de la linguistique, Carmen Fifamè Toudonou, journaliste de formation et passionnée d’écriture travaille dans la communication institutionnelle. Avant la sortie de ses deux prochains ouvrages, cette jeune dame par ailleurs promotrice du Concours Miss Littérature au Bénin, nous plonge dans son univers. Et nous parle sa participation à la 3ème édition du Festival Efrouba de Grand-Lahou qui se tiendra en octobre prochain.

 

Pouvez-vous nous en dire plus sur les thèmes que vous abordez dans vos ouvrages ?

La thématique centrale de mon ouvrage  »Presqu’une vie », c’est l’éducation des enfants en milieu rural, notamment celle des petites filles. Le livre raconte l’histoire d’une adolescente promise à un bel avenir dont le destin rencontre celui du vodoun de son clan. Autour de cette thématique centrale, je brode d’autres thèmes satellites comme le choc entre les religions importées et celles dites africaines. Ce sont là des questions qui touchent mes contemporains et des défis qui se posent à mon époque.

 

Invitée d’honneur de la 3eédition du Festival international Efrouba du Livre de Grand-Lahou, comment appréhendez-vous ce voyage littéraire en Côte d’Ivoire ?

C’est un grand honneur pour nous de représenter le Bénin, d’autant plus que nous n’avons pas encore la chance d’accueillir un festival comme celui de Grand Lahou dans notre pays. Je félicite les organisateurs pour leur persévérance. Je suis moi-même promotrice culturelle et je sais qu’il est difficile de tenir sur la longueur, la culture étant un domaine où l’on ne vient pas entreprendre pour rentabiliser ses investissements. Nos dirigeants doivent nous soutenir dans nos projets.

 

Quelle richesse du patrimoine culturel ou touristique béninois voulez particulièrement faire connaître à nos lecteurs ?

Dans mes écrits, le Vodoun occupe une place de choix. Les danses, les chants, le folklore, les couleurs et le rituel qui entourent ce culte de la tradition béninoise est une richesse inestimable que les Ivoiriens doivent découvrir.

 

Vous serez à Abidjan et Grand-Lahou du 04 au 8 octobre 2017, quelles sont les activités que vous allez y mener concrètement ?

 Je pense aux échanges avec les confrères de l’Association des Ecrivains de Côte d’Ivoire(AECI) ainsi qu’aux rencontres littéraires avec les jeunes qui sont le sens de notre combat. A Efrouba de Grand-Lahou comme à Miss Littérature de Cotonou, l’objectif est le même : encourager la jeunesse à la lecture en l’orientant vers les bons livres. Avant de déclarer partout à la cantonade que les enfants ne lisent plus, nous devons plutôt nous demander si nous, les aînés, n’avons pas failli. C’est important pour moi !

 

Avez-vous des projets culturels dont vous aimerez parler au cours de cet entretien ? 

J’ai évoqué le Concours Miss Littérature. C’est une initiative d’écrivains béninois qui vient de connaître sa 2eédition et qui vise à motiver davantage les jeunes filles passionnées de lecture. Cette année, nous avons enregistré une soixantaine de candidates lors des présélections nationales. Ont été élues parmi les 10 meilleures filles la miss et ses deux dauphines,sous la vigilance d’un jury international. De façon générale, les questions portent sur la connaissance de la littérature mais les filles sont égalementamenées à présenter un compte rendu littéraire. Pour mettre à niveaules candidates, nous organisons des ateliers d’écritures. Les textes des 10 finalistes de l’an dernier ont été regroupés dans un recueil de nouvelles, intitulé  »Diadèmes », qui a été édité par le Comité d’organisation. Nous souhaiterions internationaliser ce projet afin qu’il se déroule dans d’autres pays.

 

Avez-vous un message spécial à l’endroit des amoureux du livre qui vous découvriront bientôt ?

Je voudrais d’emblée saluer l’initiative des confrères Jules Dégni, Hilaire Kobena et Samuel Dégni de réunir auteurs et lecteurs au festival du Livre de Grand-Lahou en octobre prochain. Ce rendez-vous permettra assurément de booster la coopération littéraire entre les pays participants que sont le Togo, le Bénin, le Niger, le Mali et le Burkina. Nous avons déjà pu faire la chose dans le sens inverse puisque le Président du Groupe Efrouba pour la Culture (GREC) était l’invité du Comité d’organisation de Miss Littérature à Cotonou, en qualité de membre du juryde la finale 2017. Enfin, aux lecteurs, je voudrais dire une chose qu’ils savent déjà certainement : « seul le livre nous affranchira des dogmes et des clichés qui nous embrigadent et nous empêchent de penser par nous-mêmes ».

 

Réalisée par Aimé Dinguy’s N

Une réflexion sur “Carmen Fifamè, écrivaine : « Le Vodoun est une richesse inestimable que les Ivoiriens doivent découvrir »

  • 4 avril 2018 à 19 h 03 min
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