Côte d’Ivoire: Après les évêques, à quand le tour des guides musulmans?

Après les évêques et les protestants, à quand le tour des guides musulmans et des rois ?

A quand la prise de décision des guides musulmans?

La situation sociopolitique ivoirienne qui prévaut en ce moment, aussi délétère comme un glaçon au soleil, seul le camp du pouvoir qui ne voit pas les dangers se pointer à l’horizon. Il y a de gros risques d’explosion et quand on entend le pouvoir parler de la Côte d’Ivoire, c’est comme s’ils ne vivent pas sur le terrain. La politique est devenue trop sévère.

La période des élections présidentielles traumatise tellement les ivoiriens, qu’il faut les rassurer, mais ce n’est pas ce qui se passe sur le terrain.

C’est pourquoi, l’acte posé par les évêques et les protestants d’aller rencontrer le président de la république est à saluer. Mieux vaut prévenir que de guérir dit l’adage. Maintenant, les ivoiriens se demandent à quand le tour des guides religieux musulmans dont le président Ouattara est fidèle et pratiquant ? Comme on le dit en Côte d’Ivoire, trop de viande ne gâte pas la sauce, c’est trop de sel et de piments, qui sont dangereux.

Mais aussi, on rajoute pour alerter la chambre des rois et chefs coutumiers de se prononcer sur la situation que d’aller faire le rang pour exiger et supplier le président Ouattara de rempiler pour un troisième mandat. L’heure est grave et les bruits et propos qui se tiennent çà et là, si rien n’est fait et que des voix autorisées se muent dans leur silence coupable et complice, la Côte d’ivoire risque de s’entre-déchirer à nouveau car tous les signaux l’indiquent.

Certains pasteurs évangéliques se regroupent en association

Certains pasteurs qui se sont regroupés au sein d’une association de soutien au ministre Hamed Bakayoko et qui ont pourtant, un rôle important de sensibilisation et de moralisation à jouer, se sont rangés pour indiquer clairement leur position. Du coup, ils ne peuvent plus prendre de position pour écorcher leur mentor. C’est-à-dire qu’en cas de troubles, ils n’imploront pas leur dieu au secours, l’ayant actionné à soutenir, le ministre et maire de la commune d’Abobo.  

La situation sans faire la langue de bois, est inquiétante en Côte d’Ivoire. Il y a trop de clans et de camps adversaires devenus des ennemis aujourd’hui qui se forment pour justement pour ces élections présidentielles à venir et il faut tirer sur la sonnette d’alarme.

C’est pourquoi, la séance de travail que le clergé ivoirien a eue avec le président de la république est à encourager et aussi, il doit-être suivi par les autres, comme les guides religieux musulmans qui ont une grande part dans l’animation de l’équilibre sociopolitique de ce pays, sans toutefois les encourager à s’immiscer dans la politique.

Les ivoiriens sont inquiets pour l’avenir, alors il faut que tout le monde se mette ensemble pour sensibiliser le pouvoir comme l’opposition, afin de tout faire pour leur épargner la mort.

                                                                            Joël ETTIEN

                      Directeur de publication : businessactuality.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.