Afrique: ATT et Jerry Rawlings, deux grands symboles africains, viennent de tirer leur révérence

La mort a frappé successivement deux grands icones africains de la politique, le malien ATT et le ghanéen Jerry Rowling, deux grosses figures emblématiques, dont on pleure à l’infini. Dans la vie, quand on sait servir, on rentre dans l’histoire. Ce sont deux grands symboles africains qui viennent de nous quitter.

ATT et Rawlings disparus à tout jamais

Le premier à quitter le monde des vivants, c’est le général Amadou ToumaniTouré, ATT. Voilà, un militaire qui a su rétablir l’ordre à plusieurs reprises, quand il avait vu le désordre sociopolitique, s’est installé dans son pays, il y a mis de l’ordre. Après être rendu compte que sa sécurité était menacée, il a préféré quitter son Mali natal, pour le Sénégal. Sentant sa vie se raccourcir, il rentre dans son pays, avec triomphe et honneur. La mort qui a le dernier mot, est venue le prendre loin dans un hôpital loin de son Mali natal.

Le capitaine Jerry Rawlings, celui qui a imprimé ses marques dans le paysage politique ghanéen, est mort sans vouloir s’octroyer le titre de Général, alors que sous d’autre cieux, il se la donnait gratuit, il n’en a pas voulu. Quand on dit que nous sommes tous des êtres humains avec nos forces et nos faiblesses, à la suite du décès de sa mère, on le voit encore, les lunettes fumées, se rapprocher du cercueil, le touchant et qui s’éloigne pour aller se mettre en tête de celui-ci.

Sa mère, venait de fêter ses 101 ans et il avait rendu un grand hommage à celle-ci, en acceptant d’officialiser cet anniversaire centenaire, c’était sa manière de démontrer à sa mère, son affection. Le président Jerry Rawlings, a eu des enfants, mais son lien avec sa mère, le tenait plus que tout ce long combat politique qu’il a rendu au monde entier. Aujourd’hui, grâce à lui, le Ghana resplendit et rayonne à l’infini, mais un homme reste un humain. Il n’a pas supporté ce deuil.

Deux mois après la disparition de sa génitrice, il l’a suivi. Pourtant, sa femme, ses enfants et les ghanéens, les africains et le monde lui donnaient de la joie, mais l’amour avec sa maman, a précipité et il en est mort.

Dans les deux cas, il faut reconnaître la sobriété du capitaine ghanéen, avec tous les moyens à sa disposition, il a préféré se faire soigner sur place, dans un hôpital ; pendant que les autres leaders africains, préfèrent aller se faire soigner dans les grands hôpitaux étrangers. Jerry Rawlings a rendu son âme dans son propre pays.

Pour le repos de leurs âmes, nous avons voulu leur témoigner à notre hommage pour service rendu à tous les africains. Leur combat ne s’éteindrait jamais et la jeunesse s’en servirait pour la continuité. Adieu nos deux valeureux combattants.

                                                   Joël ETTIEN

                  Directeur de publication : businessactuality.com

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