Côte d’Ivoire: Décès de Hamed Bakayoko, pourquoi les ivoiriens ont peur.

La disparition de Hamed Bakayoko, le vide voulu ou pas qui fait peur aux ivoiriens et il appartient au président Ouattara de rassurer ses compatriotes. Dans tous les pouvoirs, il y a des aimés, des incompris, ceux qui disent ce qu’ils pensent au chef et ceux qui subissent sans mot dire, Hamed est parmi ce lot, mais où le situer ?

Les ivoiriens dans la crainte après le décès de Hamed Bakayoko

Pour nombre d’ivoiriens, c’est Hamed Bakayoko seul qui pouvait dire au président Ouattara, des non polis et justifiés, des oui quand cela n’en valait pas la peine. Hamed était pour la plupart des ivoiriens celui qui est dedans pour les défendre, parce qu’il leur montrait son esprit patriotique. Pour nombre d’ivoiriens, c’était lui seul dans ce magma, qui semblait défendre leurs causes réelles et il n’est plus là, depuis quelques jours leur Hamed s’est fondu dans le brouillard pour s’éteindre à jamais.

Pour beaucoup d’ivoiriens, si Hamed n’est plus là, qui parlera et dira au régime d’aimer et de comprendre avant de juger et de servir et de se mettre au service des autres et les ivoiriens ont peur, comme si leur président leur échapperait, les brimerait et sans qu’aucun de ses proches court lui dire, non pas ci, oui pour ci.

En dépit de toutes les accusations, vraies ou fausses, il s’en est allé et là-bas, les juges et accusateurs, refusent de prolonger leurs regards, parce que c’est un voyage sans retour. Si Hamed est tant aimé, c’est parce qu’il avait ce côté d’approche, ce côté enfant aimant ses parents et qui savait et comprenait, leur vie et leur misère. Quand il le pouvait, il pansait certaines plaies, dont certaines en voie de guérison crient à lui et le regrettent.

Pour bon nombre d’ivoiriens, vérité ou mensonge, sentaient leur Hamed Bakayoko, celui qui a pris tous les risques pour faire évoluer et promouvoir, l’impensable ou l’impuni. On dit qu’il a parlé avant de rendre l’âme et les ivoiriens veulent savoir, il a dit quoi ? Les ivoiriens ont peur que juste après sa mise en terre, le président Ouattara va changer, pour revenir avec des fouets, des chicotes ou des instruments pour sévir que de servir dans la compréhension et tous sont tétanisés.

Le Hamed Bakayoko national

Pour certains ivoiriens et ils sont nombreux, il n’y a personne dans les sérails pour prendre les coups pour les protéger, ils ont cette impression que Hamed Bakayoko prenait des coups pour les protéger et que l’avenir leur sera difficile, parce que tous les autres, ont des vengeances à prendre sur la majorité.

Tout est fermé là-bas et le peuple subit, croit-il et il n’y a personne pour harmoniser les prises de décisions souvent à l’encontre des valeurs cardinales et c’était encore Hamed qui rentrait tôt ou tard, pour désamorcer ou expliquer au président Ouattara les bien fondés de ce qu’il lui parvient, mais si Hamed, est décédé ils feront comment ? Sinon, Hamed est un humain sale ou propre, c’est un humain.

Cette impression de la rigueur, de la violence, des règlements de compte et de l’insensibilité de certains collaborateurs du président Ouattara à vouloir se tapi dans l’ombre quand le peuple a besoin de la lumière, tout cela effraie et les ivoiriens croient qu’ils n’ont plus personne dans le cœur du pouvoir pour les défendre. Hamed Bakayoko parlait peut-être trop ou pas dutout soit, mais lui au moins, le peuple le voyait, le sentait et il lui montrait qu’un pouvoir, c’est le peuple qui le donne à qui il veut et il était rentré dans l’estime de tous.

Voilà que ce peuple, dans sa plus grande confusion, dans sa grande crainte, pleure et fera tout pour interpeler le président Ouattara de leur montrer son véritable attachement, son amour réel pour eux, mais est-ce que leur inquiétude pourra faire changer les choses qui ne s’expliquent pas et qui font peur. La république, la nation hésitent et le temps depuis lors, ne veut plus s’éclaircir comme avant, qui pour lire ces signes aux ivoiriens pour leur dire qu’il y a un autre vrai Hamed qui saura leur donner de l’amour et de l’espoir.

Il n’a pas vécu inutile, ce Hamed Bakayoko, comme, un enfant qui s’assoit sur le tronc d’arbre de début jusqu’à la fin de sa vie, pour devenir quelqu’un, un grand, parce qu’il a été à l’école, dire que celui qui a planté un arbre avant de mourir, n’a pas vécu inutile et cet arbre ivoirien à tort ou à raison, fera et rendra grandiose les obsèques tellement grandioses que Hamed atteindra le sommet des Houphouët.

                                                                       Joël ETTIEN

                 Directeur de publication : businessactuality.com

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