Côte d’Ivoire: Les ivoiriens boudent-ils les élections législatives de cette année?

Ce n’est pas parce que la campagne des élections législatives n’est pas ouverte, mais on ne sent pas de ferveur nationale, comme au temps passé où les populations jubilaient et accouraient à des meetings pour écouter les différents candidats déclamer leurs programmes. Le peuple ivoirien boude-t-il ces élections qui le touche directement ?

Que pensent les ivoiriens des élections législatives ?

Les ivoiriens semblent ne plus croire aux hommes politiques et cela se sent sur le terrain. Les dossiers de candidature ont été déposés et validés par la commission électorale indépendante, la CEI, mais sur le terrain, le constat est tout autre.

Par le passé et en pareilles circonstances, nous dit un candidat, le pays bougeait. Partout on ne faisait que parler du choix des futurs députés, mais cette année, c’est le silence total, même si la campagne n’est pas officiellement ouverte. En effet, nous faisons le même constat. Dans les villes de province, ce n’est pas partout où on danse, on boit et on fête.

C’est parce que l’opposition n’a pas su jouer le jeu qui a démotivé la population à s’approprier de cette campagne. Tantôt, elle ne veut pas y aller, tantôt elle y va, la population ne suit plus ces leaders politiques qui se sont discrédités, me dit, un observateur de la vie sociopolitique. Pour lui, le président Ouattara a réussi à casser la dynamique de cette opposition qui était pourtant bien partie et qui se retrouve dans la confusion. Le peuple est dégoûté de la politique et ce n’est pas bien pour un jeune pays, comme la Côte d’Ivoire.

Une baisse d’engouement pour ces élections législatives

A chaque période électorale, cette opposition fait croire à son peuple, qu’elle l’aime à travers des alliances de circonstance qui finissent par se volatiliser dans la nature, pour des calculs liés à leur personne et non pour la défense des intérêts nationaux. Dans ce jeu de dupe, le peuple ne s’y retrouve plus et s’éloigne au fur et à mesure de la politique, au point où pour le choix de ses représentants à l’assemblée nationale, il semble regarder ailleurs. Est-ce que pour les municipales et les sénatoriales, ça sera pareil ?

Alors que faire ? Il faut que le président de la république qui les a décousus, fasse libérer tous les prisonniers politiques et militaires et encourager le retour de tous les exilés, ce n’est qu’à ce prix, seulement que les ivoiriens reprendront du poil de la bête, sinon, si rien n’est fait, le taux de participation à ces élections locales, n’excédera pas plus de 10%.

                                                     Joël ETTIEN

                   Directeur de publication : businessactuality.com

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