Côte d’Ivoire: En politique, le peuple manque de mémoire.

Pourquoi en politique le peuple manque-t-il de mémoire ? Quand ils en tirent des profits, ils oublient tout, même la défense des droits élémentaires de la vie et ils laissent, le peuple dans la souffrance.

Quand le président Gbagbo a été déporté à la Haye, suivi plus tard par Blé Goudé, tous les africains s’étaient jetés dans les rues européennes pour décrier cette injustice et ils sont sortis. Pendant ce temps, certains vaquaient à leurs obligations. Le président Gbagbo étant de retour, il ne parle pas de Charles Blé Goudé.

Sur les réseaux sociaux en ce moment, dans le camp du RHDP, c’est la colère. Les supporters des différents camps dénoncent de l’injustice, mais les décideurs n’en ont cure et ils continuent comme si de rien n’était.

Au PDCI RDA, quand floués dans leur amour, des cadres militants n’ont pas été désignés par la direction du parti et qu’ils sont allés en indépendants, on les a tout simplement suspendus et aujourd’hui, c’est l’ombre des risques que certains ont pris qui bénéficie aux autres. Ils continuent de subir des mesures discriminatoires.

Kouadio Konan Bertin, dit KKB, a failli être lapidé pour s’être opposé à son parti le PDCI RDA pour avoir tenté sa chance aux présidentielles d’octobre 2020. Le peuple a failli le brûler vif et pourtant, sans cet acte, peut-être que la Côte d’Ivoire au soir de ce fameux 31 octobre 2015, n’allait plus exister et aucun ivoirien ne sera vivant pour danser son tango.

Grâce à cet acte de haute portée politique et de protection avant-gardiste, l’atmosphère revient sereine. On enregistre l’arrivée du président Gbagbo et le retour progressif de la paix. Il faut un peu de mémoire à tout peuple qui mène un combat.

Partout, c’est des règlements de compte, de la vengeance et les discours haineux reviennent occuper leur place dans les débats. En 2011, on rappelle qu’officiellement, on a annoncé plus de 3000 morts pour une simple élection. Comme le manque de souvenir est de coutume chez certains ivoiriens, il faut leur rappeler qu’il s’agit de la vie des milliers d’ivoiriens et dont la majorité n’a pas les moyens de fuir pour aller se mettre à l’abri en cas de crise grave.

On oublie trop facilement en politique en Côte d’Ivoire et ce n’est pas bien et humain. C’est toujours dans l’ombre de quelqu’un que l’on cherche à se refugier et dans ce pays, pour la protection des gains personnels, on oublie le passé.

Les exemples du manque de mémoire dans la politique sont tellement légions que les énumérer ici, prendrait toutes les pages et quand on sait que les ivoiriens ne lisent plus.

C’est le risque que les autres ont pris qui a permis à ce pays de tenir sur les pieds et quand c’est l’heure de la reconnaissance, on passe à côté des preneurs des risques et de ceux qui ont donné de leur vie.

Si on doit tout oublier en politique, quelle leçon tirée pour l’avenir ?

                                                Joël ETTIEN

           Directeur de publication : businessactuality.com    

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