Côte d’Ivoire: Il faut privatiser l’OSER.

L’OSER doit-il mériter son rôle de régulateur et de discipline aux chauffeurs qui continuent de polluer l’atmosphère, avec un parc auto si vieillissant qu’Abidjan n’offre plus de jolis regards attractifs. Pourtant, une loi a été votée pour interdire ces carcasses, dites France au revoir, de rouler, comment se fait-il que certains contournent la loi, pour faire venir ces vieux camions et des vieux véhicules ? Il faut privatiser les services techniques automobiles en Côte d’Ivoire.

Quel rôle joue l’OSER ?

Les usagers n’ont pas souvent le choix, épuisés par le travail, on les entasse dans ces camionnettes appelées Gbaka, dont on sait pertinemment que le contrôle technique a été biaisé, aucune assurance, souvent le chauffeur qui roule n’a pas de permis de conduire sous les yeux des forces de l’ordre habituées à les voir circuler.

Le parc autos de la ville d’Abidjan décourage, mais certains usagers n’ont pas le choix et qui les empruntent à leur risque et péril. Pour qui, connait le sujet, ou qui veut le connaitre, il y a des communes qui les font bouger, Yopougon, Abobo-Gare, Adjamé, le centre de la pollution.

L’OSER est l’organisme qui délivre les attestations de visite technique aux propriétaires de ces carcasses qui tuent les ivoiriens. Est-ce qu’il mérite encore de jouer ce rôle ? Alors, notre proposition, il faut libéraliser le secteur et c’est dans la concurrence que les abidjanais auront la vie sauve. En le libéralisant, comme cela se passe en France, les nouveaux acquéreurs, pour soigner leur image, pourraient être strictes.

Le gouvernement du président Ouattara avait fait voter une loi, interdisant les véhicules de -10 ans en Côte d’Ivoire, est-ce que cette loi est mise en application et comment on peut sentir ses empruntes sur le terrain ? Comme la plupart des propriétaires sont majoritairement du RHPD, parti au pouvoir, alors on ferme les yeux sur la pollution de l’air à Abidjan.

Pourtant, au niveau des taxis, il y a de nouveaux avec des chauffeurs en costume cravate, à l’intérieur de leur voiture, la climatisation qui refroidit le cerveau, mais la vétusté des vieux, empêche leur éclosion. Il faut faire quelque chose et diminuer les charges de l’OSER qui ne fait que profiter de ces veux véhicules pour s’empiffrer les comptes en banque, au détriment de la vie des citoyens ivoiriens, qui s’habituent à leur mort, en roulant dans des cercueils roulants.

L’OSER ne joue plus son rôle, il faut lui confier d’autres tâches sinon il fait occasionner des accidents dus parfois à des freinages et comme la plupart de ces gbakas n’ont pas de freins, le banco est devenu, en fait l’autoroute du nord, au niveau du banco, sert de terminus macabres et dans leur indiscipline, tuent et il n’y a pas d’assurance et parfois, le chauffeur n’a pas de permis de conduire. Voilà peint, le visage du parc autos de la ville d’Abidjan qui ne dit rien aux responsables des transports, comme ils n’ont jamais pleuré des parents décédés par accident et qui ne seront jamais aussi indemnisés, on continue d’encourager la circulation des cercueils roulants.

                                                     Joël ETTIEN

             Directeur de publication : businessactuality.com

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