Côte d’Ivoire: Les ivoiriens ne s’aiment plus et ils se laissent aller dans l’imaginaire.

Les ivoiriens vivent un drame, soit ils le font exprès ou ils sont atteints spirituellement et guettés par cette pandémie psychologique. Les ivoiriens ne s’aiment plus et ils mettent tout le temps l’argent au-devant de tous leurs rapports et ils ne sont plus humains.

Le nouveau mode de vie des ivoiriens

La bonne foi et la sincérité ne sont plus de mise en Côte d’Ivoire. Ici, tout est lié à l’argent et l’amour patriotique qui consiste à se mettre ensemble pour réfléchir à des stratégies pour la construction du pays, ils s’en détournent. Comme la capitale est encore à Abidjan, où tout le monde s’entasse sur les uns sur les autres, c’est là qu’on découvre les différentes formes de dépravation des mœurs, la délinquance juvénile, la perversité, la fourberie.

Une simple salutation, si elle n’est pas intéressée, n’a pas de répondant sincère. Ils ne veulent plus fournir d’efforts et mais tous veulent devenir riche à l’excès en un tour magique; alors c’est la porte ouverte sur la dérivation et la déviation.

Après le phénomène des microbes, c’est l’heure aux enlèvements des enfants pour des rituels en vue de se faire de l’argent aussi rapidement, et c’est la prospérité des marabouts, des faux diseurs spirituels.

Les ivoiriens n’ont plus de repère et leur esprit se vagabonde dans la nature à la recherche de l’enrichissement rapide et illicite.

Les ivoiriens ne donnent plus de l’amour saint et pur à cause de l’argent qui occasionne toutes sorte de dépravations. Ils n’aiment plus consommer leurs propres produits locaux pour vivre saints, si ce n’est ceux des autres et pourtant il n’y a aucun contrôle de la qualité de ces produits importés. Ils sont pleins de maladie qui, sans chercher les vraies causes, sont déversées sur des pseudos sorciers pour se détourner de la réalité.

Même si dans leur ADN l’hospitalité occupe une place de choix, mais il faut d’abord penser à se créer des barricades. Ils laissent la place aux immigrés qui les connaissent tellement et qui occupent les places les plus juteuses et économiques.

Les ivoiriens ne s’aiment plus et il leur faut, un vrai leader, un vrai guide qui aime d’abord et avant tout, son pays, pour les orienter vers les vrais sentiers du bonheur. Pour de l’argent, l’ivoirien est prêt à tout brader, pour parvenir à ses fins et les autres avancent.

Ils font de la politique, mais si c’était la bonne politique, ils ne se seraient pas assis en train d’attendre sempiternellement un messie virtuel, imaginaire dans les temples et autres édifices religieux pour se faire escroquer en longueur de journée par ceux qui ont compris leurs besoins.

L’ivoirien ne s’aime plus et il est braqué sur les artifices. Pour un téléphone portable de luxe, une fille peut se donner sexuellement autant de temps que le bienfaiteur souhaiterait abuser d’elle. Dans l’intention d’avoir des bonnes notes scolaires, des petites filles, sont capables de coucher à plusieurs avec leur enseignant. Tout est faux en Côte d’Ivoire.

Ils n’ont jamais le temps, mais ils ne font rien de la journée, si ce n’est pour chercher des marabouts et autres pasteurs proférant des faux miracles.

Des libanais et autres étrangers, se regroupent pour créer des banques pour s’entraider, pendant que l’ivoirien a le regard tourné vers le raccourci pour vouloir devenir riche et plus riche.

Du coup, aucune banque, ne fait confiance à aucun ivoirien pour se créer des affaires, mais l’ivoirien s’en fiche, il préfère aller se prosterner devant des bois, faire des sacrifices au bord de la mer, pour s’attirer les faveurs de mamy Watta. Où va donc, cet ivoirien qui ne s’assoit pas, pour faire son auto-critique et chercher les raisons, pour lesquelles, personne ne lui fait confiance et qu’il est le plus perdant dans son propre pays.

Comme un bus, un train, l’ivoirien a besoin d’un éclaireur, d’un titan, d’un vrai leader charismatique, pas celui qui a de l’argent à ne quoi en faire, mais celui qui a quelque chose dans sa tête pour les conduire vers, un nouvel eldorado, sinon, l’ivoirien que tout le monde voit, n’a plus de visibilité et il se perd.

                                                        Joël ETTIEN

                Directeur de publication : businessactuality.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.