Côte d’Ivoire: Maintenant, il appartient aux ivoiriens de savoir où se trouve leur intérêt.

Tous les signaux sont au vert pour que les ivoiriens se rapprochent, que ceux qui en sont allergiques, s’en éloignent car ce n’est pas le moment d’envenimer des tensions inutiles pour soulever des égos inégaux. Maintenant, il appartient aux ivoiriens de savoir où se trouvent leurs intérêts.

Un pas vers la réconciliation à ne pas rater

Désormais, tous les signaux sont au vert en Côte d’Ivoire pour que les ivoiriens se parlent en frères et non en clan ou ethnie. C’est vrai que Blé Goudé a présenté de bonne foi, ses excuses aux ivoiriens, quoi d’autre, les ivoiriens attendront pour démarrer le train de la réconciliation réelle ? Comme si c’était pour soutenir son ami de tous les jours, Kouadio Konan Bertin KKB, dans ses fonctions de ministre de la réconciliation nationale, Blé Goudé vient de jeter le filet dans l’eau.

C’est vrai aussi que compte tenu de l’injustice qui en découlait de ce procès, tout le monde entier s’en est senti vexé et épris de soutien aux prisonniers, maintenant, il faut retourner la veste pour la promotion de l’union des cœurs et des esprits en Côte d’Ivoire, dans tous les cas, ils sont reconnaissants de tous les actes posés pour leur libération, maintenant le plus dur commence, leur retour sécurisé et leur insertion dans la société ivoirienne qu’ils ne connaissent plus.

Des joies et jubilations peuvent avoir lieu pour le temps et surtout, l’incroyable qui s’est traduit en leur faveur, mais, il faut reconnaitre qu’en Côte d’Ivoire, il y a un président et des institutions qui fonctionnent et qu’il faut obéir. On ne peut pas taper sur la tête d’un enfant à qui on donne un bonbon pour sucer, comment en dégusterait sa saveur ?

Est-ce qu’il est encore nécessaire de lancer des pics à x ou à y, au stade où les ivoiriens sont arrivés pour ceux qui savent lire entre les lignes ? Comment certains ivoiriens pensent qu’il serait possible de narguer le pouvoir pendant que tous veulent le retour sécurisé et garanti de ces deux grands martyrs, devenus par la force des choses, des esprits ?

Il faut participer à la paix et à l’union des cœurs si et seulement si, ces ivoiriens dont la voix porte aujourd’hui, veulent que les choses s’harmonisent. C’est aussi, maintenant que les responsables de l’opposition, doivent logiquement en profiter pour reprendre une nouvelle directive de leur combat échoué antérieurement.

Au lieu de danser en longueur de journée, il leur appartient d’engager véritablement, des conciliabules, en faisant jouer les us et coutumes de la Côte d’Ivoire, pour dire que, quand deux personnes se battent, c’est un troisième qui vient les séparer sans porter de jugement de qui a raison ou tort dans le feu de la dispute. C’est ce qu’il s’est passé depuis lors qui avait enraidi des positions, l’heure n’est plus à des formations de camps, des clubs de soutien à faire dérayer les rails, le train doit passer absolument et puis, si le pouvoir ne se sent pas en sécurité, comment pourra-t-il sécuriser les autres ?

Cette victoire est avant tout historique, donc n’appartenant qu’au droit qui a été dit et qu’est-ce qui prouve que le pouvoir lui-même, n’est pas content de cette fin heureuse ? Qu’est-ce qu’on en sait, comme le disait le président Bédié, les grandes douleurs sont muettes, eh bien les grandes joies aussi peuvent l’être aussi, pourquoi pas, mais si quelqu’un veut venir jubiler et qu’on lui ferme la porte, par quelle alchimie, le ferait-il ? Il s’en sentirait frustré, en retournant sur ses pas.

C’est pourquoi, les ivoiriens et tous les amis de ce pays doivent redoubler de solidarité pour apporter de l’équilibre dans cette affaire. Il faut encourager le pouvoir ivoirien à se sentir concerné, pour qu’il s’implique par cette libération afin que le président de la république fasse jouer ses prérogatives et ses pouvoirs qui lui sont conférés et non, en l’intimidant.

Rapidement les responsables de l’opposition doivent rentrer en ligne de compte pour apaiser, rassurer et faire jouer tout ce que la Côte d’Ivoire a de plus traditionnel en la matière et dieu seul sait, qu’il en existe, il suffit simplement de la bonne volonté et de la bonne foi.

                                                          Joël ETTIEN

                       Directeur de publication : busiessactuality.com

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